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Chouette philosophie!

La chouette de Minerve (déesse romaine de la sagesse et de la science) symbolise la philosophie. Ce n’est qu’à la tombée de la nuit que la mythique bestiole prend son envol. Avec ses grands yeux allumés, elle nous incite à croire que la nuit est davantage propice à la réflexion et nous permet même de voir plus loin. Pour s’en convaincre, il faut savoir que la portée de l’œil durant le jour est d’à peine quelques kilomètres, alors que pendant la nuit nous percevons des étoiles et des galaxies situées à des millions d’années-lumière… Cher visiteur, ce blog se présente donc comme une chouette invitation à tenter de voir plus loin, plus clair et plus en profondeur. Bonne réflexion !

Le consensus scientifique est-il toujours garant de la vérité?

Publié le 24 Janvier 2022 par La chouette

La science est une discipline merveilleuse qui a probablement sauvé un grand nombre de personnes depuis le début de la pandémie. Par contre, elle est loin d'être parfaite. Vous allez vous en rendre compte en lisant le texte plus bas autour du médecin hongrois Ignace Philippe Semmelweis (1818-1865) qui fut confronté à la fièvre puerpérale au XIXe siècle. À l'époque, un grand nombre de femmes enceintes mourraient dans certains hôpitaux d'une grave infection après l'accouchement. C'était un vrai mystère. Pourtant, Semmelweis avait trouvé la solution, c'est-à-dire: le lavage de mains. Cependant, le milieu scientifique de l'époque ne voulait rien savoir de sa solution. En lisant l'article, peut-être pourrez-vous répondre à la question posée plus haut...

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Commentaire 2<br /> <br /> 1932095<br /> <br /> Le consensus scientifique est-il toujours garant de la vérité? Le point de vue de Marx serait que le consensus dit scientifique présentement est surtout financé par la classe dominante. Cettedite classe est représentée par les grandes multinationales qui ont clairement le pouvoir sur l’orientation des recherches faites par les scientifiques. Ce que je veux dire, c’est que les scientifiques ont intérêt à aller dans le sens de la compagnie qui a demandé cette recherche, donc influencé par intérêt personnel. Donc étant donné que les chercheurs ne sont pas neutres, il est impossible de faire confiance à 100% à ces consensus. C’est évident que ces derniers sont plus vraisemblables, car plus de scientifiques ont été dans le processus, mais aucune garantie ne peut être donnée. Les consensus sont par définition une représentation la plus près de la vérité actuelle, mais ils peuvent toujours être modifiés selon les recherches qui font des découvertes majeures. Donc pour faire plus confiance à ces consensus il faudrait que les intérêts personnels ne soient pas une variable dans l’équation. Marx ne serait donc pas du genre à penser que les consensus sont toujours garants de la vérité.
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F
Selon Montaigne, le consensus scientifique ne serait pas nécessairement garant de la vérité. En effet, il réalise qu'il est lui-même une réalité en constant changement ce qui l’emmène à douter grandement de la possibilité d’avoir raison sur le moindre sujet. Dans ce sens, l’exemple de Monsieur Semmelweis illustre parfaitement le fait que la façon dont nous percevons notre monde est en changement perpétuel et que le fait qu’il y ait consensus ne signifie pas que la vérité a été atteinte. Il nous encouragerait donc à faire preuve de pensée critique et d’utiliser notre raison de façon efficace afin de se faire notre propre idée sur le sujet. Aussi, Montaigne, ayant été témoin des guerres de religions, a réalisé que les gens croyant avoir la vérité absolue ont tendance à être très méprisant envers ceux s’opposant à leurs idées. Il tente donc d’être ouvert d’esprit afin de s’assurer de ne pas reproduire ces comportements. En conclusion, il ne serait pas complètement opposé au consensus scientifique, mais le traiterait plutôt comme une opinion à être examinée.
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N
Le consensus scientifique est-il toujours garant de la vérité ? Voilà une question assez représentatrice du débat envers le vaccin contre la COVID-19. Voir la question sous l’œil de Michel de Montaigne semble assez simple : la vérité change constamment donc nous ne pouvons pas nous y fier entièrement… Bien sûr la réponse pourrait être plus complexe, mais j’ai préféré aborder le sujet différemment, voir le sujet sous l’œil de la méthode et me mettre dans la peau de René Descartes. Son projet était de créer une science et une morale certaine, donc pour moi l’idée du consensus scientifique découle directement de sa philosophie. Dans son essai« Le discours de la méthode » il explore la méthode scientifique à adopter pour fonder un raisonnement valable et trouver la « vérité » si on veut. Il dit entre autres qu’il faut absolument se baser sur des fondements certains comme les mathématiques par exemple, ce que fait le consensus scientifique bien entendu. Ensuite, Descartes a construit 4 préceptes sur lesquels il se basent pour avoir un bon raisonnement un d’eux dit : « Considérer pour vraies uniquement les idées claires qu’on ne peut raisonnablement pas mettre en doute. » Ce qui en vient à parler du doute qui sert seulement à ne pas recevoir toute l’information comme vraie. Finalement, pour moi en me fiant sur la philosophie de Descartes, le consensus scientifique détient la vérité jusqu’au moment où quelqu'un qui doute aura un raisonnement mieux construit et plus appuyé qui dira le contraire.
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T
Selon Montaigne, le consensus scientifique ne serait pas la vérité absolue, mais un point de vue parmi tant d’autres. En effet, ce philosophe a bien vu les conséquences de l’endoctrinement des personnes convaincues d’avoir raison : le massacre de Saint-Barthélemy en est le parfait exemple. Mais contrairement à la religion ou les idéologies politiques, en quoi est-ce que la science ne serait pas la vérité absolue? Elle s’est toujours montrée efficace dans la progression de nombreuses facettes de notre vie. De plus, c’est une discipline se prouvant d’une manière supposée totalement objective : une hypothèse se met en place, des expériences se font et finalement des observations sont notées dans le but de vérifier si l’hypothèse était bien véridique ou non. Malheureusement, ce n’est pas tous les scientifiques qui ont un point de vue objectif lors de leurs expériences. Certains, sous le coup de la pression de leur entreprise, de leurs collègues ou même de leurs propres idéaux, iront à l’encontre des méthodes classiques, tout ça dans le but de prouver leur propre hypothèse. Les expériences des années 90 pour déprouver les réchauffements climatiques en sont le parfait exemple. Si nous nous étions fiés à ces seuls consensus scientifiques et les avions considérés comme la vérité absolue encore aujourd’hui, qui sait dans quels draps nous serions. Montaigne dit que nous vivons dans une réalité qui change constamment, et ce ne sont pas seulement les idéaux qui changent, mais aussi la manière d’interpréter la science. Ce qui est classé comme « faux » aujourd’hui peut très bien être prouvé comme « vrai » plus tard : la science évolue, tout comme la pensée des autres.
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J
Abordons cette question à l’aide du point de vue de Montaigne. Selon ce philosophe, il est important d’être sceptique face à ce qui est considéré comme la vérité, car celle-ci est en perpétuel changement. Cette affirmation est appuyée par de nombreux exemples, comme dans le cas de la découverte de l’importance de l’hygiène dans les hôpitaux par Semmelweis, ou encore de l’héliocentrisme par Kepler. Ainsi, je pense que Montaigne, au lieu de se fier aveuglement au consensus scientifique, utiliserait les preuves appuyant ce consensus et sa propre raison afin de forger sa vérité personnelle. Il serait cependant bien conscient que cette vérité n’est pas absolue, car comme je l’ai mentionné plus haut, celle-ci est en changement constant, et selon Montaigne, la croyance en la possession de la vérité absolue mène à l’intolérance. Ce dernier point a été plus que démontré durant la pandémie que nous avons vécue dans les dernières années. La plupart des gens ayant des opinions divergentes croyaient aussi détenir la vérité absolue, ce qui a laissé place à la haine et à l’intolérance, au lieu de faire place à des dialogues permettant d’aiguiser les connaissances de chacun. Ainsi, je crois que Montaigne ne penserait pas que le consensus scientifique soit garant de la vérité.
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R
Selon Michel de Montaigne, la réalité est en constant changement. De ce fait, Il est impossible d’affirmer qu’une vérité en est une. En effet, ceux qui croient posséder la vérité ont tendance à être intolérants, ce qui peut mener à des guerres entre les différentes croyances, chose qui a été constatée plus au niveau religieux dans le passé, mais scientifique également au cours des dernières années. Montaigne inciterait plutôt à critiquer chaque morceau d’information qui nous est présenté et à l’analyser, le critiquer afin que chacun puisse déterminer sa propre vérité puisque la vérité est non seulement changeante, mais elle diffère également d’un individu à l’autre. Les preuves d’un consensus scientifique changeant sont bien réelles : pensons aux pratiques médicinales par exemple. Au XVI et XVII siècle, la saignée était une pratique courante utilisée sur les malades. De nos jours, il est bien évident que cette pratique est à condamner, étant plus nuisible qu’aidante pour n’importe quel malade. De plus, l’évidence de la réalité changeante se démontre également par la découverte de Semmelweis, qui a démontré l’importance du lavage des mains avant et/ou après certaines procédures efficace dans la protection contre certaines maladies.
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N
Si on étudie la question selon la perspective de Montaigne, non, le consensus scientifique n’est pas toujours garant de la vérité. En effet, Montaigne appelle les autres à être sceptiques face aux « vérités » établies. Selon ce penseur, la réalité change constamment. Et quand on prend le temps d’y penser, cela fait du sens; dans les années 50, le tabac était recommandé par les médecins, alors que de nos jours, c’est totalement le contraire. On peut aussi citer le cas du Dr Semmelweis, et ce ne sont que des exemples parmi tant d’autres. Cela nous démontre que comme n’importe quoi dans la vie, la science évolue et ce qui est vrai un jour peut être erroné le lendemain. Donc, bien qu’il y ait consensus, pour Montaigne, celui-ci n’est pas synonyme de vérité, puisqu’elle n’existe pas selon lui. Sans dire que Montaigne ne ferait aucunement confiance à la science, il porterait sûrement un regard critique sur tout ce qu’il lirait, en sollicitant sa raison. Ce qui a poussé Montaigne à toujours remettre en question ceux qui pensent détenir la vérité vient sûrement de son expérience sur Terre. Il a réalisé, au travers des guerres de religion, que prôner une « vérité » peut avoir des conséquences dévastatrices sur le vivre-ensemble. Pour résumer, certes, Montaigne ne serait pas contre la science de notre époque, mais il utiliserait sans aucun doute sa raison pour questionner les vérités, et il serait contre les groupes qui, au nom d’une liberté scientifique, nuisent à la société.
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G
Selon Montaigne, le consensus scientifique ne peut pas être une vérité absolue. Montaigne est quelqu’un de très sceptique, il doute même de ses propres paroles; de lui-même. Cela étant dit, s’il était vivant lorsqu’Ignace Philippe Semmelweis a émis sa théorie sur le lavage de main, il ne l’aurait pas cru. Non pas parce qu’il est complotiste ou arrogant, mais plutôt, car, le monde est en constant changement donc selon lui, les expériences faites par ce docteur ne sont plus valides dès qu’elles sont finies, car les bactéries ont évoluées et donc, les résultats ne sont plus les mêmes. C’est de cette manière qu’il pense et donc selon lui, toute démarche scientifique est une perspective qui émet une possibilité de vérité, mais rien n’est sûr et dans ce cas, rien ne peut assurer que ce que le Dr Semmelweis a émis est vrai. Finalement, on peut donc dire que Montaigne aurait été perplexe face à la théorie du Dr Philippe au même que la communauté scientifique de ce temps.
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