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Chouette philosophie!

La chouette de Minerve (déesse romaine de la sagesse et de la science) symbolise la philosophie. Ce n’est qu’à la tombée de la nuit que la mythique bestiole prend son envol. Avec ses grands yeux allumés, elle nous incite à croire que la nuit est davantage propice à la réflexion et nous permet même de voir plus loin. Pour s’en convaincre, il faut savoir que la portée de l’œil durant le jour est d’à peine quelques kilomètres, alors que pendant la nuit nous percevons des étoiles et des galaxies situées à des millions d’années-lumière… Cher visiteur, ce blog se présente donc comme une chouette invitation à tenter de voir plus loin, plus clair et plus en profondeur. Bonne réflexion !

La grandeur d'une société se mesure-t-elle à la façon dont elle traite ses aînés?

Publié le 7 Janvier 2014 par La chouette

La grandeur d'une société se mesure-t-elle à la façon dont elle traite ses aînés?

J'ai la plume rebelle aujourd'hui. Je me sens grincheuse lorsqu'on attaque une catégorie d'âge en particulier. Nous sommes probablement la seule société dans l'histoire qui manque impunément de respect à ses aînés. Cessons de chercher le bouc émissaire responsable de tous nos problèmes, et de grâce méfions-nous des analyses superficielles... La richesse des aînés dépasse de beaucoup le seul critère économique...

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M
Commençons par souligner que les personnes âgées, dans quelques années, ce sera nous. Ces gens sont le cœur des générations futures, ils sont pleins d'histoires, de savoir, de vécu bref, de richesses. Il est facile de mettre un chien au chenil pour s'en débarrasser, ce n,est pas bien, juste facile, mais c'est horrible et inimaginable de croire qu'on a le droit de mettre nos aînés de côté, de cesser de les visiter, de les écouter. Ceux qui voient la vieillesse comme une tare sont des ignorants, encore plus ceux qui les blâment d'être plus nombreux que les nouveaux-nés. On ne peut pas décider de l'importance d'un groupe de notre société en se basant sur des chiffres. Avant, ces personnes maintenant âgées étaient forcées d'avoir plusieurs enfants. Aujourd'hui, avec le prix de l'éducation, des soins de santé et tout le tralala on en fait moins. C'est un choix, ne venez pas essayer de me faire croire qu'on a pas de place dans notre société, car les aînés sont plus nombreux que les enfants, mais qu'on a amplement d'espace pour ces derniers. <br /> <br /> Le fait que nous, humains, vivions maintenant plus longtemps est un atout, nous devrions s'en réjouir et s'adapter. Inclure les plus vieux dans la société, dans ses débats et ses bons côtés. Il faut prendre soin d'eux, ils ont bâti corps et âme ce sur quoi nous marchons présentement avec un manque de reconnaissance. Il ne faut pas non plus perdre de vue que nos grands-parents ont fait ce qu'ils ont fait au mieux de leurs connaissances. Ils ont agit en fonction de leur époque exactement comme nous le faisons maintenant. La responsabilité nous reviens, en tant que société, d'élire les bons dirigeants et de faire des choix intelligents et du mieux qu'on peut concernant notre avenir. Une chaîne est aussi forte que son maillon le plus faible. Chaque décision qu'on prend c'est collectivement, en société, qu'on doit l'assumer et non pas chercher un bouc émissaire le temps que ça s'arrange par magie.
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R
La société est composée d'individus de tous âges qui créent des interactions entre eux. Les jeunes, les vieux, tous s'influencent mutuellement. Comment alors blâmer une génération en particulier pour tous les maux de la société d'aujourd'hui? <br /> <br /> Une époque, ça se vit au pluriel, en collectivité. Blâmer les aînés, comme c'est facile! Aussi facile que de trouver que les jeunes ne sont pas assez comme ceci ou comme cela. Il n'y a pas une seule génération qui aurait pu imaginer d'avance le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui. Rien n'a été planifié sciemment, oublions ça. <br /> <br /> Que dirions-nous si les baby-boomers, toujours si injustement décriés, accusaient à leur tour leurs aînés d'avoir fait du développement sale en créant des usines polluantes ou en inventant des nouvelles technologies dont nous sommes devenus dépendants et qui nous empoisonnent en même temps? Comment oublier que ce sont ces usines qui ont facilité notre vie de tous les jours? Adieu le cheval, adieu la planche à laver, adieu le poêle à bois, etc. Tout a toujours un côté noir et un côté blanc; tout comme notre monde évolué est composé de bon et de mauvais. <br /> <br /> Pouvons-nous croire une seconde que les baby-boomers ont voulu se sauver avec la caisse, comme c'est trop souvent évoqué? Voyons donc! Nos aînés ignoraient ce que la pollution des usines généreraient comme problèmes. De la même façon, les baby-boomers ne pouvaient prévoir tous les problèmes inégalitaires d'aujourd'hui. Ils ont fait de leur mieux avec les meilleures intentions du monde. Comme le feront également les jeunes d'aujourd'hui, qui ne sont ni mieux ni pires que ceux qui ont précédé. Ils sont autrement. Tout simplement, parce qu'ils vivent avec leur époque, comme nos ancêtres.<br /> <br /> Si nous voulons mettre les choses en perspective, effaçons virtuellement le passage des baby-boomers sur cette planète pour retourner avant la guerre 39-45 et nous verrons immédiatement baisser notre niveau de vie et tout ce qui a trait à notre sécurité sociale. Une certaine justice sociale grâce à des programmes sociaux d'avant-garde, des bouées de sauvetage pour à peu près tout, c'est là l'apport principal des baby-boomers. Il faut se rappeler qu'il y a eu des luttes de tous les instants pour faire évoluer notre société et que ces acquis se perpétuent pour les jeunes générations futures. Comment blâmer qui que ce soit sans être un râleur inconscient?<br /> <br /> Notre monde évolue avec tous les individus qui le composent. L'interdépendance. Jeunes et vieux participent aux changements de la société et personne n'est responsable en particulier des errements ni des avancées du dernier siècle. Jeunes et vieux ont maintenant le droit de vote. Il faudrait toujours se rappeler que les gouvernements que nous élisons sont en grande partie responsables de ces changements. À nous de bien choisir nos dirigeants.<br /> <br /> Quant à nos aînés, continuons à en prendre soin avec bonté. Par respect pour ce qu'ils ont bâti à force de courage et de ténacité. Pour toutes ces luttes qu'ils ont livrées pour qu'on vive mieux collectivement. Humainement, amoureusement, ou par simple gratitude, un des plus beaux sentiments qui soient.
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R
J'aime bien le mot solidarité que tu emploies dans ton commentaire, Louis. Ça dit tellement en peu de mots.<br /> <br /> Et la tumeur cancéreuse : délicieux. L'image parfaite pour décrire le plouc libéral qui a fait battre une jeunesse qui pourtant se tenait debout comme jamais.<br /> <br /> Peut-être est-on hors sujet un peu mais ça fait du bien de rappeler qu'on vient de gens qui, eux aussi, se sont tenus debout et nous ont ouvert le chemin à la force de leurs bras et de leur volonté.<br /> <br /> Amen!
L
J'aimerais bien que ton commentaire fasse le tour de la province, Roger. Et même de la planète... La solidarité intergénérationnelle est un thème universel qui ne devrait jamais être remis en question. À mon sens, le respect des aînés est un devoir sacré, au même titre que l'éducation gratuite pour les jeunes. Comme tu le laisses entendre, chaque génération a une responsabilité dans la prise de décision. Nous l'avons d'ailleurs constaté lors du printemps érable, les jeunes ont permis d'extirper la tumeur cancéreuse que constituait le gouvernement Charest. Force est de reconnaître qu'on ne peut cibler une classe en particulier qui serait responsable de tous les maux et bienfaits d'une société donnée. Ne perdons jamais de vue l'idée de la mosaïque sociale et le fait que la différence nous enrichit...
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