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Chouette philosophie!

La chouette de Minerve (déesse romaine de la sagesse et de la science) symbolise la philosophie. Ce n’est qu’à la tombée de la nuit que la mythique bestiole prend son envol. Avec ses grands yeux allumés, elle nous incite à croire que la nuit est davantage propice à la réflexion et nous permet même de voir plus loin. Pour s’en convaincre, il faut savoir que la portée de l’œil durant le jour est d’à peine quelques kilomètres, alors que pendant la nuit nous percevons des étoiles et des galaxies situées à des millions d’années-lumière… Cher visiteur, ce blog se présente donc comme une chouette invitation à tenter de voir plus loin, plus clair et plus en profondeur. Bonne réflexion !

J'aime la vie ou j'aime le paradis?

Publié le 23 Octobre 2014 par La chouette

J'aime la vie ou j'aime le paradis?

Le monde est fait de la lutte des contraires, selon Héraclite. Je ne sais pas si nous pouvons parler de vérité dans ce cas-ci, mais admettons qu'Héraclite semble avoir vu juste. Notre monde est un processus dynamique qui oscille entre des forces qui s'opposent. C'est ce que nous pouvons constater régulièrement dans notre quotidien, mais de façon moins spectaculaire lorsque parents et adolescents tentent de trouver un terrain d'entente, lorsque le virus de la grippe tente de prendre le dessus sur notre santé, ou encore lorsqu'un policier remet une contravention à un automobiliste... Bref, il ne faut pas s'étonner quand l'actualité nous montre la pointe de l'iceberg de ces forces titanesques qui s'affrontent jusqu'à en soulever les montagnes. L'écorce terrestre se plisse ici et là, tout comme il y a morts d'hommes et de femmes un peu partout. La liberté livre présentement une importante bataille contre une opposition réactionnaire. La difficulté dans le conflit actuel, c'est que la bataille se déroule dans le ciel. Deux conceptions métaphysiques s'entrechoquent: l'une considérant que la vie est importante, et l'autre ... que c'est l'après-vie qui importe. Michael Zehaf-Bibeau faisait probablement partie de cette deuxième confrèrie. Le plus frustrant dans ce contexte, c'est qu'il n'est pas possible de démontrer de façon certaine que chacun des belligérants a raison ou tort. Nous nous situons dans une zone d'irrationalité insoluble. J'aime la vie ou j'aime le paradis... Les dés sont jetés, la condition humaine est ainsi faite. La matrice de notre existence est constituée, on nous a introduit dans cette «game». Vivre c'est lutter. L'adversité nous révèle. Que faire lorsque la vie nous tient à coeur?

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H
Ces deux façons de penser offrent un réel débat. Certains diront que nous vivons pour gagner notre droit au paradis. Personnellement, je suis plus d'avis que nous gagnons le droit de vivre le Paradis dès que nous venons au monde.<br /> Comme le dis si bien Guillaume Beauregard (chanteur et guitariste du groupe Vulgaires Machins) dans la chanson Je m'appelle Guillaume:<br /> &quot;C'est inutile qu'on me lapide<br /> je n'ai pas de ciel<br /> de deuxième vie<br /> ou de ténèbres<br /> c'que tu vois comme<br /> un lieu d'attente c'est mon paradis&quot;<br /> <br /> Pourquoi ne pas simplement profiter de la vie, savourer les bonheurs si éphémères, et tenter de rendre le monde meilleur? Serait-ce si compliqué? Probablement que si tout le monde pensait réellement plus aux gestes qu'ils commettent et à l'impacte qu'ils ont sur le reste du monde, le rêve pourrait devenir réalité. La Terre PEUT être le Paradis. Il suffirait d'essayer. <br /> De plus, affirmer qu'un paradis existe est aussi extrémiste que de dire que ça n'existe pas, alors profitons de ce qu'on est certain qui existe.
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P
La lecture de tout ce contenu est réellement enrichissante. Le sujet est vraiment intéressant; en plus il permet d'en discuter à l'infini vu qu'il n'y a pas (encore) de réponse claire et finale. Les religions offrent une certaine explication. La science en offre d'autres. Alors, libre a nous de choisir notre camp et de nous perdre en conjectures.<br /> En ce qui concerne le sujet d'actualité, force est de constater qu'il fait couler beaucoup d'encre, et ce avec raison. L'attaque au parlement est un douloureux rappel que les guerres ne se font pas sans pertes de vie humaine, et nous sommes sans aucun doute en guerre.<br /> Tout le monde peut avoir une opinion différent sur la pertinence de s'engager dans ce conflit. Par contre, je ne peux m'empêcher de lever un sourcil à la lecture de certains commentaires.<br /> <br /> Certains semblent penser que les djihadiste et l'État Islamique doivent être considérés comme une entité avec laquelle il nous faudrait discuter, s'entendre et trouver un compromis. C'est très bien. Sauf que l'État Islamique ne rentrera pas dans une logique de dialogue.<br /> Certes, ils recrutent en misant sur la pauvreté. Certes, l'occident est responsable de milliers de morts civils de leur côté. Et certes, nos valeurs nord-américaines s'opposent aux leurs.<br /> Mais cela n'est pas une bonne raison pour se dérober à la tâche. L'excuse «tout le monde a droit à ses valeurs et ses opinions» ne tient plus quand l'autre est une menace à la paix mondiale. Lorsque l'on fait face à un ennemi déterminé et implacable, tous les dialogues du monde ne suffiront pas à l’empêcher de vous trancher la gorge. Parlez-en aux familles Foley et Sotloff (http://www.lapresse.ca/international/dossiers/le-groupe-etat-islamique/201409/25/01-4803548-lassassin-de-james-foley-et-steven-sotloff-identifie.php)<br /> La vraie solution est évidemment de s'attaquer à l'inégalité de richesse et de l'éducation. Mais ces mesures s'appliquent à long terme. Dans le monde RÉEL et MAINTENANT, l’État Islamique est un ennemi déterminé, efficace et surtout, sans pitié, et dont l'objectif est de convertir la terre en un seul califat où le viol, la torture et le meurtre sont la norme. <br /> Peut-être que notre société ne vaut pas mieux. Peut-être que l'humanité serait plus heureuse sous la bannière noire de L'EI. Peut-être devrions-nous envisager une manière de coexister pacifiquement. Ils ont surement de bonnes intentions, qui sait?<br /> Peut-être. Ou peut-être pas. En ce qui me concerne, j'ai choisi mon camp. L’occident n'est pas parfait, mais au moins il laisse place à la réflexion. L'état Islamique n'offre que l'inertie et à long terme, la mort.<br /> On se fiche bien de leurs «probablement pas seulement mauvaises intentions». On se fiche bien de leur droit à avoir leurs propres convictions et à lutter pour elles. Nous devons être aussi déterminés qu'eux le sont quand ils «décapsulent» (pour reprendre le doux euphémisme) les journalistes. Nous devons être aussi brutaux avec eux qu’ils le sont avec leurs populations et le seront avec nous s’ils l’emportent. Car il est faux de dire que «personne ne sait rien des véritables motivations des djihadistes». Si vous trouvez encore que leur but manque de clarté, lisez Lapresse pendant 10 minutes et vous aurez votre réponse.<br /> <br /> L'État Islamique est un cancer pour l'humanité, et refuser de le combattre au nom d'un prétendu «manque d'ouverture, manque d'écoute et d'empathie» revient à se condamner soi-même à la mort.
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R
Commentaire intéressant que celui-là. Un argumentaire qui nous montre que l'État islamique n'est pas constitué de doux à qui présenter le cou sans certaines précautions. Bien d'accord sur ce point en particulier. Mais là où je débarque, c'est lorsque j'entends la vieille rengaine du oeil pour oeil dent pour dent; la fameuse loi du talion qui alimente les guerres depuis toujours. <br /> <br /> Bien sûr qu'il faut stopper l'État islamique. Mais on ne pourrait pas essayer de le faire en se montrant plus intelligents qu'eux pour une fois? Mais non, on joue encore et toujours dans le film &quot;Mon père est plus fort que le tien&quot;. Les gros bras à la Poutine et à la Bush. Désolé, mais en répondant à la provocation, c'est ainsi qu'on perpétue la guerre. Car cette provocation était bien évidente, grosse comme un éléphant. Les va-t-en-guerre, comme des imbéciles, ont tout de suite sorti les armes. À mon avis, réaction primaire.<br /> <br /> L'essence même de mon commentaire précédent, c'était de me questionner sur les intentions des barbares. Bon, la provocation étant évidente, il restait à se demander qu'est-ce que les djihadistes voulaient vraiment. Car, je le répète, je ne peux pas croire qu'on fait la guerre par plaisir. C'est impossible. Alors quoi faire pour désamorcer les tensions. Ces barbares-là se battent-ils pour moins d'inégalité ou seulement pour le plaisir de tuer? Pour le savoir, il faut d'abord écouter ce qu'ils ont à dire.<br /> <br /> Mon expérience personnelle m'a appris que dans un conflit, quand on veut vraiment le régler, il faut chercher à en modifier le schéma simpliste qui dit que si tu tues un des miens, je vais tuer un des tiens. Ce raisonnement ne mène qu'à l'escalade et à la tuerie collective; l'état de guerre, l'opposition. Il faut plutôt se présenter là où le provocateur ne nous attend pas. Avec les actes barbares perpétrés par l'EI, il était évident que la seule réaction que l'EI attendait était l'usage de la force. Même, il ne l'attendait pas, il l'espérait pour renforcer sa propagande anti-américaine. <br /> <br /> Pourquoi n'avons-nous pas réfléchi avant de montrer nos biceps? Parce qu'on est aussi idiots qu'eux, tiens! Il aurait fallu entamer un dialogue en partant. C'est ce que j'appelle se présenter là où l'ennemi ne nous attend pas. Même s'il était couru d'avance qu'on ne pourrait pas s'entendre avec la barbarie, on aurait au moins limité la propagande anti-américaine. Après un échec des pourparlers, il aurait toujours été temps de sortir nos gros bras. Le recours à la force doit toujours être le dernier.<br /> <br /> J'ajoute qu'on est toujours le cancer de quelqu'un. Combattre le cancer qui nous attaque suppose que le nôtre qui affaiblit l'autre sera combattu tout aussi énergiquement. Ce faisant, on fait du sur place. Pourquoi ne pas plutôt chercher à unir nos forces pour vaincre le cancer qui ronge l'un et l'autre?
S
Selon moi, nous devrions appliquer la philosophie de Nietzsche. C'est-à-dire, vivre le moment présent pleinement et rejeter la religion qui nous incite à vivre notre vie pour être heureux dans un arrière-monde quelconque. Je n'ai pas une pensée radicale par contre. Je crois donc que chacun peut avoir ses propres convictions et vivre pour elles. Cependant, nous ne devons pas empiéter sur la liberté des autres par nos gestes. Le respect des différences est de mise. Les gens doivent arrêter d'être passifs par rapport à ces violences, mais agir de façon à prôner la paix et le respect.
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R
La Chouette nous a soufflé la réponse évidente à sa question : si la vie nous intéresse, n'entrons surtout pas dans les Forces armées canadiennes.<br /> <br /> Des mots importants dans l'introduction de la Chouette : incompréhension, irrationalité et lutte pour la vie. L'irrationalité est partout dans cette guerre qui oppose deux mondes du point de vue idéologique. Deux mondes qui ne se comprennent pas, ne s'écoutent pas et qui luttent pour leur propre survivance. Expliqué de façon simpliste, ça donnerait ceci : l'un est écoeuré de l'ingérence et la toute-puissance de l'autre, et l'autre tente de réprimer la révolte de ceux qu'il domine et exploite.<br /> <br /> Tout d'abord, pour ce qu'elle vaut, à la lumière du peu que je sais, voici mon interprétation personnelle des deux événements de cette semaine : les deux djihadistes, profondément endoctrinés par des leaders islamistes radicaux, ont agi en toute légitime défense. C'est du moins la motivation la plus probable que je leur attribue. On évoque souvent la folie pour expliquer des gestes aussi violents mais je crois que c'est trop facile de déresponsabiliser les djihadistes ainsi. Un endoctrinement intensif crée un esprit de corps entre les tenants d'une doctrine. Quand on leur déclare la guerre, ils se sentent investis de la légitimité de se défendre et de se porter à la défense des leurs.<br /> <br /> Mais reprenons le fil de ce qui s'est passé d'important ces derniers mois. Des djihadistes kidnappent des journalistes occidentaux et schlack, ils leur enlèvent la boîte à fusible d'un coup de sabre. Une mise en scène violente, inhumaine, frappante et choquante, devant une caméra qui filme le tout et le diffuse ensuite sur les médias sociaux. La question qui nous vient immédiatement à l'esprit : pourquoi. Dans quel but autant de barbarie? Ma réponse : narguer les grandes puissances comme les États-Unis pour les obliger à s'engager dans une guerre perdue d'avance.<br /> <br /> À mon avis, cette réponse est la clé de tout ce qui s'est ensuivi. Une coalition a vu le jour et on a commencé à bombarder Kobané, le fief présumé de l'État islamique. Aussitôt que la Coalition internationale a commencé à bombarder, le recrutement djihadiste a pratiquement décuplé. C'était là un des buts recherchés par l'État islamique. Les autres buts probables : attirer l'attention à tout prix pour proclamer son existence et lutter pour sa survie ou son idéologie. En gros, frapper fort.<br /> <br /> La réaction ne s'est pas faite attendre. Dès l'entrée en guerre de la Coalition, l'État islamique a lancé le mot d'ordre suivant à ses adeptes : faites la guerre dans votre propre pays coalisé et visez les militaires. À la lumière des derniers événements survenus au Canada, un mot d'ordre qui semble avoir été bien suivi. On est en guerre ou on ne l'est pas. Il fallait donc s'attendre à ce qu'il y ait des conséquences.<br /> <br /> À mon avis, la question qu'il faudrait maintenant se poser est celle-ci : que sommes-nous allés faire là-bas? N'y avait-il pas d'autres moyens de raisonner des barbares qui décapitent aussi rapidement qu'on se décalotte. Difficile de parlementer avec des décapsuleurs humains mais, une idée comme ça, si on essayait plutôt de s'attaquer au problème des inégalités entre les continents, peut-être que ça changerait certaines mentalités. Je ne sais pas et je suis aussi embêté que tout le monde. Mais j'ai toutefois une certitude : il ne fallait pas embarquer dans le jeu de l'État islamique. Il était évident que ces &quot;décalottages&quot; éhontés visaient à écoeurer les &quot;grandes nations&quot; pour qu'elles s'engagent dans une guerre sans issue. Les gagnants seront ceux qui auront augmenté leurs adeptes.<br /> <br /> On a répondu au djihad bêtement sans même se questionner sur ce qui anime vraiment les décapsuleurs. S'ils frappent si durement, c'est peut-être pour être entendus ou pris au sérieux. Il y a des gens qu'on n'écoute jamais et ils en font partie. Et s'ils désiraient justement un monde meilleur eux aussi, ces gens-là. On ne sait jamais... Un monde qui laisse une chance de s'en sortir à tous, sans exception. Un monde qui partage sa connaissance, sa richesse et qui n'est pas basé sur le même vieux système qui avantage toujours les mêmes. Un constat : personne ne sait rien des véritables motivations des djihadistes. N'ont-ils seulement que des mauvaises intentions? Probablement pas.<br /> <br /> La Chouette l'a bien dit, ce sont deux mondes qui s'affrontent. Loin de moi l'idée de défendre le terrorisme, mais je me demande toujours dans quel intérêt les gens font la guerre. Il doit bien exister une base de discussion à quelque part. On ne fait pas la guerre pour le plaisir, il me semble. Et si on écoutait ce que ces gens, avec des coutumes et des croyances différentes des nôtres, ont à dire? Les guerres de religion ont existé de tout temps. Basées sur des croyances, tout comme les guerres idéologiques, elles sont prévisibles. Comment se fait-il que nous n'ayons pas encore réussi à désamorcer ces tensions millénaires? Réponse probable : manque d'ouverture, manque d'écoute et d'empathie? <br /> <br /> Et c'est ainsi qu'on revient à la case départ : irrationalité, incompréhension, lutte pour la survie. Voilà qui résume bien le monde actuel.
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G
Je ne suis pas d'accord , tu peux aimer la vie même si tu fais partie des forces armée canadiennes . Ce ne sont pas tous les soldats qui veulent aller au paradis mais malgré certains évènements nombreux sont ceux qui périssent et qui vont au paradis parce que sont moment est arrivé et non parce qu'il le voulait. Dans les attentats qui a eu à Ottawa ou a st-jean sur Richelieu ,se sont des canadiens qui ont été la cible de tout cela. Les soldats nous protége contre toute menaces mais parfois ils en font trop . Je pense pas que de tué de pauvres soldats va régler le problème. Ceux qui ont tué des soldats canadiens sont dérangés mentalement. Il faut unir nos forces et se battre pour nos vies.
L
Belle intervention, Roger. Lorsqu'on trouvera un moyen de redistribuer équitablement les richesses dans le monde, les raisons de se faire la guerre s'épuiseront. Les états-uniens ne semblent pas l'avoir encore compris...
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