La période que nous traversons au Québec n'est certes pas rose, car la corruption se révèle être cent fois pire que ce que l'on croyait. À cet égard, il faut lire plus bas l'article de Jean-Robert Sansfaçon. Sans vouloir nier le fait que l'heure est grave, gardons-nous de se laisser emporter par une rage de pessimisme. Ce que nous montre la Commission Charbonneau n'est pas vraiment un phénomène nouveau. Ne jouons pas à la vierge offensée, la corruption c'est vieux comme le monde. Il y aura toujours des gens qui essaieront de tirer un avantage personnel du système. Et comme la noirceur appelle la lumière, un grand nombre de citoyens qui s'indignent de la situation veillent au grain. L'heure n'est plus aux vociférations, il faut la construire cette jeune société qu'on appelle Québec. Sans nous en rendre compte, nous l'avons laissé depuis trop longtemps sur le pilotage automatique. On a péché par abus de confiance... Maintenant nous traversons l'ère du doute, ce qui est plutôt positif, à mon avis. Le principe de précaution nous indique que le doute est un allié précieux dans tous les aspects de notre vie. Grâce à la Commission Charbonneau, nous savons maintenant qu'il faudra créer des mécanismes de surveillance pour ne pas laisser la voie libre au pillage des biens publics. C'est un défi de taille, il faut en convenir, mais n'oublions pas que tout projet qui nous tient à coeur implique la participation de chacun. Ne répétons pas l'erreur de laisser l'avenir du Québec entre les mains du petit nombre...
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Commission Charbonneau - Coupables par lâcheté | Le Devoir
Après l’entrepreneur Lino Zambito et l’ingénieur Michel Lalonde, non seulement il est devenu évident que la collusion et la corruption sont pratiques courantes dans
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