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Chouette philosophie!

La chouette de Minerve (déesse romaine de la sagesse et de la science) symbolise la philosophie. Ce n’est qu’à la tombée de la nuit que la mythique bestiole prend son envol. Avec ses grands yeux allumés, elle nous incite à croire que la nuit est davantage propice à la réflexion et nous permet même de voir plus loin. Pour s’en convaincre, il faut savoir que la portée de l’œil durant le jour est d’à peine quelques kilomètres, alors que pendant la nuit nous percevons des étoiles et des galaxies situées à des millions d’années-lumière… Cher visiteur, ce blog se présente donc comme une chouette invitation à tenter de voir plus loin, plus clair et plus en profondeur. Bonne réflexion !

Comment réagir face à une tentative de meurtre?

Publié le 5 Mars 2013 par La chouette

Comment réagir face à une tentative de meurtre?

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R
C'est une de mes plus grandes peurs que d'être confronté à pareille situation et de me sauver comme un lâche en me disant que cette agression ne me concerne pas. C'est certain, après une telle lâcheté, je ne pourrais plus jamais me regarder dans le miroir sans le défoncer à coups de poing. J'ai une bizarre d'impression : je me dis que si c'était une femme ou un enfant qui était agressé, il me semble que je me porterais immédiatement à leur secours sans hésiter. Un homme, je doute et ça me désole de moi-même. J'ai vécu une drôle d'expérience il y a plusieurs années et ça me revient tout à coup. Je venais de lire un article qui mettait en garde contre les attaques au bon Samaritain sur la route du Parc des Laurentides, tard la nuit. C'était avant la route à 4 voies. Des gens simulaient un accident en bloquant la route avec une automobile stationnée en travers du chemin. Un homme était étendu à terre et un autre faisait de grands signes avec les bras en plein milieu du chemin pour obliger le premier véhicule qui se présentait à s'arrêter. L'homme se précipitait vers le bon Samaritain et aussitôt qu'il avait baissé sa vitre, il l'agressait. Je ne me souviens plus des détails mais plusieurs voyageurs avaient ainsi été dépouillés de leur portefeuille. Quelques jours après avoir lu cet article, à la sortie des bars, un peu avant le centre-ville de Jonquière, un groupe de gars avec les bras en l'air en plein milieu du chemin me faisaient signe d'arrêter mon auto. Ils avaient l'air assez paniqués mais j'étais seul avec ma compagne et j'ai tout de suite pensé qu'ils pourraient lui faire du mal si je m'arrêtais. J'avais évidemment en tête les attaques du Parc des Laurentides. En pleine nuit, ce secteur était complètement désert. Je n'ai pas hésité une seconde, j'ai braqué les roues pour éviter le groupe et je suis passé à côté d'eux sans m'arrêter. Gros dilemme à la suite de cet incident, vous devinez bien. Avais-je manqué au devoir de tout citoyen de prêter assistance à personne en danger et avais-je vraiment fait preuve de lâcheté ou avais-je bien réagi en protégeant ma compagne. Je me le demande encore aujourd'hui et je me fais encore le reproche de ne pas avoir au moins essayé de m'arrêter, quitte à baisser ma vitre de seulement un centimètre ou deux pour savoir quel était le problème. N'eût été de cet article qui m'avait rendu trop prudent, je suis convaincu que je me serais arrêté. C'est du moins ce que je veux bien croire. Confronté à des situations qu'on ne contrôle pas bien, il peut nous arriver parfois de découvrir en nous quelqu'un qu'on ne connaissait pas...
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L
Hou! Hou! Hou!
R
Tu peux bien ricaner, vieille Chouette, toi qui n'auras jamais l'occasion de te trouver devant une tentative de meurtre dans un ascenseur. Toi, tu l'as incorporé, l'ascenseur.
L
Tu devrais peut-être demander à ta conjointe si elle est d'accord pour que tu risques sa vie en raison de ta nouvelle résolution!
R
Tu me rassures en me racontant ces événements, Louis. Je me pose quand même la question à savoir si je n'exagère pas mon rôle de protecteur de ma compagne pour mieux cacher ma couardise. Je saurai ça la prochaine fois que je serai confronté à une telle situation à nouveau, car j'ai pris la ferme résolution de m'arrêter à l'avenir.
L
La vie nous place devant des dilemmes difficiles à résoudre. J'ai déjà vécu quelque chose de semblable à ce que tu as vécu, Roger, et heureusement ça n'a pas mal tourné. Trois hommes agressifs et en boisson voulaient s'en prendre à mon voisin de pallier dans un bloc appartement. Ils discutaient ferme, et je craignais qu'il ne s'en prennent à cette bonne personne qu'était mon voisin. Je voulais aller lui donner un coup de main, mais je savais que si j'ouvrais la porte de mon appartement il y avait des risques pour ma conjointe. Je n'ai donc pas intervenu... Après peut-être 3/4 d'heure de discussion virile, mon voisin est parvenu à tempérer ses potentiels agresseurs. Ouf! J'étais soulagé... À une autre occasion, j'étais en voiture mais à des centaines de kilomètres de la ville la plus proche. Deux hommes sur la route de la Baie James à la tombée du jour faisaient de grands signes pour que je m'arrête. L'un d'eux avait une allure monstrueuse. Ces deux types semblaient louches. Comme il faisait très froid, et malgré mes appréhensions et contre toute logique, je me suis quand même arrêté. Les gars m'ont raconté qu'ils arrivaient de l'hôpital car ils avaient frappé un orignal avec leur voiture. L'un d'eux venait de se faire opérer au visage car les éclats du pare-brise l'avaient pratiquement défiguré. L'autre, assis en arrière lors de l'accident était un peu mal en point, mais avait des blessures mineures. Après leur passage à l'hôpital, comme ils n'avaient plus de voiture, ils tentaient de revenir au bercail sur le pouce. J'avais pris la bonne décision... Il s'en est fallu de peu pour que je prenne la mauvaise décision. J'ai été téméraire, on peut dire. Mais cette fois, j'étais seul en cause. Je n'avais pas une conjointe à protéger. J'aurais probablement pris la même décision que toi, Roger, dans ta situation particulière. Ouf! La vie nous fait passer de ces quarts d'heure parfois...
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