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Chouette philosophie!

La chouette de Minerve (déesse romaine de la sagesse et de la science) symbolise la philosophie. Ce n’est qu’à la tombée de la nuit que la mythique bestiole prend son envol. Avec ses grands yeux allumés, elle nous incite à croire que la nuit est davantage propice à la réflexion et nous permet même de voir plus loin. Pour s’en convaincre, il faut savoir que la portée de l’œil durant le jour est d’à peine quelques kilomètres, alors que pendant la nuit nous percevons des étoiles et des galaxies situées à des millions d’années-lumière… Cher visiteur, ce blog se présente donc comme une chouette invitation à tenter de voir plus loin, plus clair et plus en profondeur. Bonne réflexion !

Un petit viol de temps à autres pour passer le temps...

Publié le 14 Mars 2015 par La chouette

Un petit viol de temps à autres pour passer le temps...

En lisant l'article de Nathalie Petrowski nous rappelant le viol sordide de la jeune étudiante en Inde, il m'est venu cette réflexion... Dans le documentaire de la Britannique Leslee Udwin s'intitulant India’s Daughter présenté récemment à la CBC, les violeurs responsables de la mort de la jeune femme semblent n'avoir aucun remord. Comment cela est-il possible? Comment peut-on agresser une personne, l'humilier, la faire souffrir, et la blesser à un tel point qu'elle en meurt, et n'avoir aucun remord? Est-ce moi le problème avec mes petites croyances à l'eau de rose dans mon Québec à la sauce Passe-Partout? Existe-t-il des crimes assez graves pour mériter un tel traitement? Suis-je dans l'erreur en respectant mes semblables et en me refusant toute utilisation de la violence? Suis-je un faible parce que j'ai de la compassion pour mes semblables? Suis-je normal? Peut-être que j'ai simplement été conditionné à faire partie des gentils. Pourquoi ne pas changer de camp en assumant le côté prédateur qui sommeille en moi? Pourquoi ne pas comprendre le respect comme un rapport de force, un pacte de non agression entre des forts? Et les femmes dans tout ça... Les femmes moins fortes physiquement que les hommes en général devraient-elles simplement se soumettre? Devraient-elles se laisser infantiliser? Devraient-elles se considérer comme des citoyennes de deuxième ordre?

Ouf! Que de questions... Quelle torture mentale... Qui est assez fou pour se donner autant de mal? Il est beaucoup plus simple et rassurant de fonctionner dans une voie de réflexion toute tracée d'avance... Trop de gens refusent l'exigence d'une pensée autonome et authentique. La faiblesse ordinaire nous amène à emprunter un chemin qui ne mène nul part, c'est-à-dire celui de l'ignorance et la facilité. En empruntant cette route, à la longue on s'endort et on commet alors l'irréparable... Englué dans une idéologie, satisfait de soi-même, voilà comment certains considèrent le bonheur. Un petit viol de temps à autres pour passer le temps, pourquoi pas... Si c'est ça le bonheur, personnellement, je préfère les gens moins heureux, animés par les tourments de la réflexion...

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L
Bonsoir, dans toute cette histoire si malheureuse et injuste, j’aimerais mettre emphase sur le témoignage du violeur. Je veux attirer votre attention sur son commentaire, car il donne raison aux propos d’un grand homme ayant vécu bien avant notre génération. En effet, Rousseau dressait au 18e siècle un portrait peu glorieux de la société, et sa pensée semble encore plus véridique au 21e siècle suite à cet évènement horrible. Ainsi, il dénonçait une société qui perverti l’homme, un être qu’il décrivait comme étant de nature solitaire et non social. Conséquemment, il expliquait qu’en étant obligé de vivre regroupé parmi ses semblable, l’homme avait perdu son état de nature.<br /> <br /> De ce fait, suite à la lecture de cet article, Rousseau répondrait sans aucun doute que cette histoire répugnante n’est que le résultat de la mise en état de société des humains. L’homme naturel se voit doté d’une pitié avant même qu’il soit en mesure de réfléchir. Aux yeux du penseur, cette vertu innée lui « inspire une répugnance naturelle à voir périr ou souffrir tout être sensible et principalement [ses] semblables ». Où est donc passée cette dite pitié pendant le viol de la jeune Jyoti Singh? Ceci n’est que la preuve qu’il avait raison en disant que placés en société, les hommes avaient troqué leur innocence et leur compassion pour devenir des êtres fourbes et durs qui abusent d’autrui pour leur bien personnel. <br /> <br /> En conclusion, cette histoire devrait non seulement servir à dénoncer la culture du viol en Inde, mais également faire office de moteur à une réflexion globale sur notre état de société et ses influences sur nous, humains destinés à vivre ensemble pour des années encore …<br /> <br /> Bonne journée!
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L
Texte inspiré!
A
Aujourd'hui, le monde préfère souvent méconnaître ce problème, mais ce que les gens ne sachent pas c'est que vous le sachiez ou non, quelqu'un de votre entourage a déjà un jour été victime d'abus sexuel. Ce problème arrive beaucoup plus souvent qu'on le crois.Certains crois qu'un viol n'arrive qu'aux personnes qui se trouve au mauvais moment au mauvaise endroit ou encore parce que les victimes l'ont cherché. Mais certaines personnes sont victimes de viol par des gens de leur entourage qu'ils connaissent très bien. Pour ces hommes et ces femmes blessés, il y aura toujours un avant et un après l'abus. Ensuite, on demande a la victime pourquoi a-t-elle tant de mal à parler de ce qu'elle a subi ? Qu'est-ce qu'elle ressent ? Comment l'aider à s'en sortir ? Qui est l'abuseur ? Ne se pourrait-il pas que ces victimes soit manipulé par un esprit plus puissant qu'eux et qui les trompent autant dans leur raison que sur le plan de leurs sens ? Ce silence est rarement rompu. L'abus reste un secret absolu très longtemps, parfois toute la vie.Les victimes mettent parfois beaucoup de temps pour réaliser qu'elle a été abusées... Les agresseurs me font penser à des animaux qui ressentent le besoins de passer à l'acte sans se soucier de la victimes et que tout ce qui importe c'est que ça doit être fait.
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L
Commentaire fort pertinent, mais sur quel penseur appuies-tu ta réflexion?
M
Il est révoltant de voir qu'en 2015, les mentalités dans certaines régions du monde ne sont pas plus développées que ça. Les propos énoncés par un agresseur et deux avocats n'ont, selon moi, aucune place au sein de notre société. Je ne peux comprendre comment ces personnes ne peuvent ressentir de compassion face à cette situation et surtout comment ils font pour ne pas ressentir de culpabilité face à ce que la jeune fille a subi malgré elle. Une femme a totalement le droit de se promener en public le soir, peu importe la raison. Elles sont libres au même titre que les hommes et il est dommage de constater que ces idéologies ne sont pas encore comprises et diffusées partout sur notre planète. Il est vrai que ce texte met en évidence une mauvaise image de l'Inde donc, je n'imagine pas ce que le film aura comme conséquence sur ce pays. Pour ma part, je suis en accord avec la diffusion de ce film sur une chaîne comme Radio-Canada, car ce sont des documentaires de ce genre qui viennent le plus nous chercher et nous sensibiliser face à certains fléaux. Je ne crois pas que le but premier de cette diffusion soit une attaque directe à l'image de l'Inde, mais plutôt une sensibilisation et une prise de conscience pour chacun. Peu importe le pays, la culture et les idéologies, il est important de passer le message sur des situations délicates comme celle-ci afin que d'autres drames de ce genre ne surviennent pas.
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O
Je comprends tout à fait votre point de vue et j'en suis très heureux qu'il y a encore aujourd'hui des gens qui se soucie de ce qui arrive aux autres. La compassion envers les autres dont vous nous faites part est dans un sens héroïque. Où il faut faire attention je crois, c'est au circonstances des viols. Et là, je ne parle pas nécessairement du cas que vous faite abstraction, mais en général. Il est facile pour certaine femme de coucher avec un homme et de faire passer cela pour un viol, puisque encore aujourd'hui, plusieurs femmes ne se respecte même pas. Elles courent les rues dans le but de se faire quelques billets et s'habillent de façon très provocante pour l'homme. <br /> <br /> De plus, certains hommes souffrent de maladies compulsives qu'on ne prend pas encore au sérieux aujourd'hui. On s'en va dans le bon sens avec les nouvelles réglementations et les peines qu'on donne à ces gens. Encore là, je comprend qu'il n'est pas évident de savoir si la personne, excuser l'anglicisme, mais ``fake`` une maladie mentale. Mais je crois que la justice ce doit de traiter ces gens comme des gens qui ne se contrôle pas du a leur maladie, et non comme des criminelles. Et je ne dit pas qu'ils doivent être relâché, bien au contraire. Je suis conscient qu'ils doivent être suivie et mis hors de la société aussi longtemps qu'il le faudra pour être certains qu'ils ne récidivent pas.<br /> <br /> Ceci étant dit, je n'excuse pas les pervers et les criminelles qui commettent des actes de tels genres, mais avant de juger et d'exiger la peine de mort. Où d'en vouloir à tout les hommes, regarder le travail de la justice. Parfois c'est elle qui envoie en prison un homme qui souffre d'une maladie mentale et lorsque celle-ci en ressortira, elle ne sera n'y soignée, n'y surveillée et le risque de récidive sera énorme.
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M
En tant que jeune femme, j ai ete ravie de lire cet article ! Car aujourd hui encore, et dans tous les pays, meme au Quebec, tout le monde ne trouve pas cela horrible. On peut encore entendre que, dans certains cas, la femme a provoque le violeur, car par exemple, elle etait habillee de maniere provoquante, qu elle n a pas dit non (mutisme du au choc) ou qu elle aussi, etait bourree!!! C est revoltant que la femme soit encore aujourd hui, pour certains hommes, consideree comme un objet (il n y a qu a voir le proces de DSK, ou quand l argent deshumanise...)!!! Donc il faut etre fort pour penser et faire partie des 'gentils', car n est-ce pas plus simple de ne pas considerer l autre comme un egal ?
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R
Marie-Gaelle, j'ai accroché sur votre mutisme dû au choc. Vous m'apprenez cela. Je n'avais jamais imaginé que c'était tout naturel que ça se produise quand on vit un événement aussi horrible.<br /> <br /> Je tiens à vous affirmer que la grande majorité des gens, hommes et femmes, considèrent le viol comme la pire des horreurs. Puisse cela vous donner un peu plus d'espoir en la "mâlitude".
L
Excellent commentaire le Roger! Le viol, pour moi, c'est un goût outrancier pour le pouvoir. Le «je» est tellement important qu'il se donne le droit de vie et de mort sur quiconque se trouve sur la route de son désir de jouissance. Pourtant, s'il existe une caractéristique naturelle et universelle chez l'humain, c'est bien la compassion. Comment expliquer que certains individus ne semblent pas en tenir compte ou même ressentir ce sentiment de solidarité lié à la survie de l'espèce? Est-ce une anomalie? Est-ce une déviance? Est-ce un mécanisme de régulation de l'espèce afin d'éviter la surpopulation? C'est dommage de réaliser qu'en plus de lutter contre les éléments naturels on doive lutter contre les membres de notre propre espèce... Le viol, il faut quand même le préciser, est un comportement marginal. Il est aberrant de constater que certaines sociétés développent une culture du viol. Plus que jamais l'éducation doit faire son oeuvre d'humanisation. Il faut expliquer aux gens qu'il y a trois formes d'amour, soit: éros, phiia et agapè. En amour, «éros» est un monstre qui n'a pour objectif que son propre plaisir. Il faut nécessairement introduire «philia» dans l'équation de l'amour afin de penser au plaisir du ou de la partenaire. L'amour est un partage et la personne qui nous donne du plaisir devrait idéalement être considérée en terme d'amitié. De plus, «agapè» l'amour pour le genre humain, qui correspond en quelque sorte au mot «respect» pourrait aider l'humanité à progresser. C'est ce dernier type d'amour que Jésus a en quelque sorte inventé... Un grand humaniste ce Jésus...
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R
La fille de l’Inde. À mes yeux, le viol est un des actes les plus vils qui soit. À choisir, je préférerais la mort, je crois. Parce que je sais très bien que l’après doit être encore pire que le viol lui-même.<br /> <br /> Une anecdote pour faire comprendre mon sentiment. Il y a bien des années, j’avais acheté un bel endroit qui avait le défaut d’être assez isolé de tout. L’endroit était assez particulier et bien des gens sautaient la clôture qui le bordait pour venir fureter sur mon terrain. J’avais donc mis une pancarte « propriété privée » que j’ai retrouvée lacérée de coups de couteau le lendemain ainsi que ma barrière complètement démolie par un camion qui avait foncé dedans à répétition. Je m’étais senti agressé et violé dans mon droit de propriété comme jamais auparavant. Imaginez, j’avais osé affirmer mon droit de posséder un petit coin à moi.<br /> <br /> Des mois plus tard, c’était très tard en automne - je n’habitais pas mon chalet à l’année - et quelqu’un avait forcé ma porte et s’était promené dans mon chalet avec des torches enflammées en papier journal. Je retrouvais des traces de brûlure sur le plancher, un peu partout. Par la même occasion, on m’avait volé une bouteille de boisson et mon coffre à outils. Ça m’avait coûté 500$ pour renouveler mes outils. Aujourd’hui, ça vaudrait 1500$.<br /> <br /> Bon, vous allez dire que ce n’est pas grand-chose comparé à un viol. Eh bien, justement. Ce n’était pas grand-chose mais j’ai vécu cette expérience comme un affront personnel et je m’en suis ressenti pendant des mois. On était entré dans mon intimité, dans mon chalet, et on avait violé mon droit à l’intimité. Si j’ai ressenti cette invasion de ma propriété de façon aussi forte, imaginez maintenant à quel point faire violer son corps doit être épouvantable. Que quelqu’un s’octroie le droit de pénétrer ce qu’il y a de plus intime chez un être humain, sans permission, c’est assez pour donner des envies de mort à autrui.<br /> <br /> Comment peut-on être assez vil pour faire une chose pareille? John Lennon a écrit cette chanson où il dit que la « femme est le nègre du monde ». Tellement vrai. Comme si les pulsions sexuelles de dégénérés leur enlevaient toute raison, toute intelligence. Comment faire du mal à quelqu’un seulement pour libérer quelques secondes de plaisir? Et d’ailleurs, comment éprouver du plaisir quand on fait du mal à quelqu’un? Ça me dépasse. Il y a chez l’humain mâle ce côté animal qui me tue comme il a tué cette jeune femme en Inde. <br /> <br /> L’homme, parfois tu m’écoeures tellement. Je loue cette éducation que mes parents m’ont donnée et qui m’oblige à la réflexion avant d’agir; dans tout ce que je fais. Quand je sens que je pourrais faire du mal ou créer du tort à quelqu’un, je m’abstiens. Alors, comment se fait-il que des hommes soient capables de violer une femme? Ces gars-là, qu’auraient-ils pensé de quelqu’un qui aurait violé leur mère ou leur sœur? Auraient-ils eu le goût de tuer le minable? Car c’est bien ça qui se passe, on viole nos sœurs et nos mères, merde.<br /> <br /> Je crois que cette société où la recherche du plaisir à tout prix est presque devenu la norme, elle est en train de nous fait régresser. Le siècle des Lumières nous avait mené à la connaissance et à la civilité mais on retourne tranquillement à l’âge de pierre. Heureusement que certaines sociétés sont plus évoluées que d’autres mais il reste que l’humain fait assez animal de ce temps-là. Décapitation, tueries de toutes sortes, viols, coups de fouet, excision, etc.<br /> <br /> Comme tu le vois, la Chouette, tu es assez normal en ton genre. Je ressens la même chose que toi et on n’est pas les seuls. Un être humain, qu’il soit mâle ou femelle, il a droit au même respect et à la même considération. Des fois, je ris de voir la réaction de petits vendeurs macho. Ma compagne est celle de nous deux qui posent les questions dans un magasin. Vous ne le croirez pas mais je vous l’assure, deux fois sur trois, le vendeur me répond à moi qui n’ai posé aucune question, au lieu de répondre à ma compagne. Voilà, tout est dit, on vit dans un monde d’hommes. Et il me vient tout à coup cette phrase d’un de mes beaux-frères ayant visité Val-Jalbert et monté les deux mille marches : « Oua monté les femmes en haut ». Tellement ridicule. Mais on est loin du viol.
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