En lisant l'article de Nathalie Petrowski nous rappelant le viol sordide de la jeune étudiante en Inde, il m'est venu cette réflexion... Dans le documentaire de la Britannique Leslee Udwin s'intitulant India’s Daughter présenté récemment à la CBC, les violeurs responsables de la mort de la jeune femme semblent n'avoir aucun remord. Comment cela est-il possible? Comment peut-on agresser une personne, l'humilier, la faire souffrir, et la blesser à un tel point qu'elle en meurt, et n'avoir aucun remord? Est-ce moi le problème avec mes petites croyances à l'eau de rose dans mon Québec à la sauce Passe-Partout? Existe-t-il des crimes assez graves pour mériter un tel traitement? Suis-je dans l'erreur en respectant mes semblables et en me refusant toute utilisation de la violence? Suis-je un faible parce que j'ai de la compassion pour mes semblables? Suis-je normal? Peut-être que j'ai simplement été conditionné à faire partie des gentils. Pourquoi ne pas changer de camp en assumant le côté prédateur qui sommeille en moi? Pourquoi ne pas comprendre le respect comme un rapport de force, un pacte de non agression entre des forts? Et les femmes dans tout ça... Les femmes moins fortes physiquement que les hommes en général devraient-elles simplement se soumettre? Devraient-elles se laisser infantiliser? Devraient-elles se considérer comme des citoyennes de deuxième ordre?
Ouf! Que de questions... Quelle torture mentale... Qui est assez fou pour se donner autant de mal? Il est beaucoup plus simple et rassurant de fonctionner dans une voie de réflexion toute tracée d'avance... Trop de gens refusent l'exigence d'une pensée autonome et authentique. La faiblesse ordinaire nous amène à emprunter un chemin qui ne mène nul part, c'est-à-dire celui de l'ignorance et la facilité. En empruntant cette route, à la longue on s'endort et on commet alors l'irréparable... Englué dans une idéologie, satisfait de soi-même, voilà comment certains considèrent le bonheur. Un petit viol de temps à autres pour passer le temps, pourquoi pas... Si c'est ça le bonheur, personnellement, je préfère les gens moins heureux, animés par les tourments de la réflexion...
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Un dimanche à New Delhi - La Presse+
C'était un dimanche de décembre comme un autre à New Delhi. Jyoti Singh, étudiante en médecine de 23 ans, venait de terminer sa session. Il ne lui restait plus qu'à terminer un stage pour obt...
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