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Chouette philosophie!

La chouette de Minerve (déesse romaine de la sagesse et de la science) symbolise la philosophie. Ce n’est qu’à la tombée de la nuit que la mythique bestiole prend son envol. Avec ses grands yeux allumés, elle nous incite à croire que la nuit est davantage propice à la réflexion et nous permet même de voir plus loin. Pour s’en convaincre, il faut savoir que la portée de l’œil durant le jour est d’à peine quelques kilomètres, alors que pendant la nuit nous percevons des étoiles et des galaxies situées à des millions d’années-lumière… Cher visiteur, ce blog se présente donc comme une chouette invitation à tenter de voir plus loin, plus clair et plus en profondeur. Bonne réflexion !

La frivolité des citoyens, est-ce le point de départ de nos problèmes de société?

Publié le 6 Février 2016 par La chouette

La frivolité des citoyens, est-ce le point de départ de nos problèmes de société?

Jean-Paul Sartre affirmait que nous sommes condamnés à être libres. N'est-ce pas une lourde responsabilité dans le contexte de la vie en société? Autrement dit, si ça va mal, c'est de notre faute, étant donnée notre liberté d'agir dans le sens de nos convictions ou ne rien faire... Toute la question ici est de savoir s'il faut se préoccuper du bien commun... Au-delà du confort, du matérialisme et de l'individualisme, la voie de l'idéal collectif est peut-être un chemin à privilégier...

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M
Selon Karl Marx, l'inconscience des citoyens serait le point de départ de nos problèmes en société. En effet, il critique les conditions d'existence misérables instaurées par le régime capitaliste de son époque. On peut en déduire qu'il n'est pas d'accord avec les dirigeants du gouvernement et qu'il croit que ces gens sont la cause de certains problèmes de société. À cette époque, le travail des enfants, l'exploitation des travailleurs et la pauvreté sont les principaux enjeux. Ceux qui étaient en position de pouvoir savaient ce qui se passaient dans ces usines de production, mais n'y mettaient jamais les pieds. Ainsi, ils ne voyaient pas les travailleurs souffrir et dans quelles conditions déplorables ils se trouvaient. Cela peut être considéré comme de l'inconscience, qui même si elle est volontaire, est le point de départ des problèmes de la société et la raison pour laquelle ces problèmes persistaient. Aussi, Marx aspire à une société où les travailleurs s'approprient les moyens de production afin de devenir plus indépendants face aux dirigeants. Il parle entre autre des moyens de production. Le penseur découvre que le passage d'un mode de production à un autre résulte d'une lutte de classes entre les possédants des moyens de production et les non-possédants, la classe ouvrière. Ainsi, si les ouvriers possédaient les moyens, si ils étaient conscients des ressources qu'ils pourraient avoir à leur disposition et de l'impact qu'ils auraient en se révoltant, ils seraient capables de mettre fin aux problèmes présents. Pour finir, si l'on se fit aux écrits de Karl Marx, on peut en déduire qu'il affirmerait que l'inconscience des citoyens est le point de départ de nos problèmes de société puisqu'en ne sachant pas certaines choses, on tend à ne pas réaliser à quel point la situation est grave. On finit ensuite par l'ignorer et cela crée l'impression que la situation est normale. Aussi, à cause de l'inconscience, on ne se rend pas compte du pouvoir que l'on a et des conséquences positives que nous pourrions apporter sur la société si on y croyait.
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R
La responsabilité collective, c’est en plein le genre de notion que les électeurs de tous les pays n’arrivent pas à comprendre.<br /> <br /> S’intéresser à la politique est notre premier devoir de citoyen. Car la politique régit notre vie présente et future. Qu’attendons-nous de l’avenir? Dans quelle société désirons-nous vivre? Quelles sont les valeurs qui sont nôtres? Sommes-nous pour la peine de mort ou contre? Pour ou contre l’avortement? Pour ou contre la légalisation des drogues? Égalité hommes-femmes? Pour ou contre un système de santé qui prend soin de tous, gratuitement? Un système d’éducation qui nous motive ou qui nous démotive à apprendre? Pour ou contre la protection de notre langue, de notre culture? Est-ce qu'on privilégie le chacun pour soi ou la solidarité sociale? Etc. <br /> <br /> En tout premier lieu, comme citoyens, ce sont les questions qui devraient nous préoccuper.<br /> <br /> Notre deuxième devoir fondamental : choisir avec soin le parti politique qui répond le mieux à nos valeurs et à nos aspirations. Qu’on ne me réponde pas que tous les partis sont pareils, c’est complètement faux. C’est la réponse facile que donnent généralement ceux qui se cherchent une excuse pour voter pour ceux qu’ils connaissent le mieux. Tous les partis sont différents. À chacun de se donner la peine de lire les programmes de chaque parti. Ne pas se fier au charabia verbal des chefs de parti en campagne mais se concentrer sur le programme écrit.<br /> <br /> Voilà les principales responsabilités collectives que nous avons. Pourquoi se casser la tête ainsi? Parce qu’il s’agit de décider de notre avenir, et parce que, la plupart du temps, les gouvernements sont élus par des gens qui votent pour se débarrasser, pour faire comme leurs parents ou comme leurs ami(e)s. Une fois que ces gouvernements du n'importe quoi sont au pouvoir, ils peuvent détruire en un seul mandat des sociétés qu’on a mis des dizaines d’années à construire. Revenir en arrière est alors presque impossible. <br /> <br /> Revenons à Lac-Mégantic un instant. Si on n’avait pas mis les Conservateurs au pouvoir à Ottawa depuis 2006, je suis convaincu que les règles du transport ferroviaire auraient été appliquées avec moins de laxisme. Je vais aller à l’encontre de ce que Christian Nadeau nous demande d'éviter de faire et dire clairement que les principaux responsables de cet accident ferroviaire sont à Ottawa. Ce sont nos gouvernants qui ont dilué les règles les plus élémentaires de sécurité pour qu’un propriétaire puisse s’en mettre plein les poches. Résultat : 47 morts et des centaines de personnes traumatisées pour longtemps. Dégueulasse! Pire : le gouvernement s’en lave les mains, et rien n’a changé depuis la tragédie.<br /> <br /> À part Ottawa, qui donc a la responsabilité collective de cette hécatombe? Le peuple qui n’a pas fait ses devoirs. On a élu un gouvernement irresponsable et, qu’on le veuille ou non, on a tous eu notre mot à dire. Voilà où nous conduit notre manque d’intérêt pour nos intérêts et pour la politique. <br /> <br /> On ne vote pas pour un jeune de 40 ans qui n’a comme préoccupation principale que de prendre des égoportraits et de reconduire les saloperies de son père. On vote pour des idées, même pas pour un(e) candidat(e). <br /> <br /> Au moment de voter, il faudra se rappeler cette responsabilité de groupe qui incombe à chacun d'entre nous.
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