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Chouette philosophie!

La chouette de Minerve (déesse romaine de la sagesse et de la science) symbolise la philosophie. Ce n’est qu’à la tombée de la nuit que la mythique bestiole prend son envol. Avec ses grands yeux allumés, elle nous incite à croire que la nuit est davantage propice à la réflexion et nous permet même de voir plus loin. Pour s’en convaincre, il faut savoir que la portée de l’œil durant le jour est d’à peine quelques kilomètres, alors que pendant la nuit nous percevons des étoiles et des galaxies situées à des millions d’années-lumière… Cher visiteur, ce blog se présente donc comme une chouette invitation à tenter de voir plus loin, plus clair et plus en profondeur. Bonne réflexion !

Devrions-nous mépriser les assistés sociaux?

Publié le 30 Janvier 2019 par La chouette

Comme les préjugés sont tenaces au sujet de l'aide social! Pourtant, nous savons que bien des gens en ont réellement besoin. Ne sommes-nous pas «tricotés serrés» les Québécois comme on se plaît à le dire souvent? N'est-ce pas l'une de nos différences par rapport à la mentalité du pays de Donald Trump? Alors pourquoi avons-nous une vision aussi négative des prestataires de l'aide social? Peut-on y voir là une sorte de fierté personnelle de contribuer à la société par son travail et ses impôts? Si c'est le cas, cette fierté devrait suffire... Pourquoi diable cette propension à mépriser des gens qui ont des difficultés personnelles et qui vivent manifestement sous le seuil de pauvreté? Il est important de se pencher sur cette question, car ce n'est certainement pas en tapant sur les plus démunis que nous allons nous élever comme société...

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V
Qu’est-ce que Nietzsche aurait pensé de l’aide sociale?<br /> <br /> Pour commencer, je pense que Nietzsche aurait vu l’aide sociale comme un obstacle à la croissance et au dépassement personnel. L’homme, selon lui, doit toujours se surpasser afin d’atteindre son idéal. Ce qui est assez difficile à faire cela en recevant un chèque qui est assez misérable et qui permet à peine de survivre. Nietzsche préfère la vie difficile et dangereuse parce qu’elle pousse l’homme à se dépasser. Je crois qu’il verrait l’aide sociale comme un obstacle de la société qui empêchent l’homme d’atteindre son plein potentiel en lui assurant le minimum nécessaire et qu’il devrait s’en contenter au lieu de risquer pire ne plus avoir rien du tout. Il est contre les êtres passifs qui font partie d’un troupeau. Il verrait surement l’aide sociale comme un groupe de gens qui sont passifs. L’homme ne devrait pas se contenter de quelque chose comme de l’aide qui vient des autres, il devrait se pousser toujours plus pour obtenir ce qu’il veut. De plus, l’homme est égoïste et est dur envers lui-même et les autres. Ceci pourrait justifier le mépris de la population envers les assistés sociaux contrairement aux autres qui se surpasse et doit compenser pour les gens qui on choisi une certaine facilité qui n’est pas nécessairement synonyme de bonheur ou de bien-être, mais plus d’une sécurité limitée et qui assure une certaine stabilité. Bien sur je ne suis pas de cette avis là personnellement!
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M
Ces personnes que nous voyons ou que nous ne voyons pas ne sont pas tous des personnes qui veulent être sur l’assistance sociale. Nous connaissons tous au moins une personne qui est atteinte par la pauvreté. Selon Michel de Montaigne, il est difficile d’appréhender l’être humain avec certitude et d’une manière unique. Chaque humain a ses préjugés et sa façon de penser. Comme Montaigne le dit, comment porter un jugement assuré et certain sur soi et sur le monde si tout est en perpétuel changement. Comment la population peut juger les personnes avec l’aide de l’assistance sociale si elle ne sait pas ce que c’est de vivre comme ces gens. Ce n’est pas tout le monde qui a eu la chance d’avoir une famille qui a bien encadré et aider l’enfant. Il y en a qui ont eu la vie facile et d’autres que non. Montaigne accorde à chaque individu la responsabilité de construire sa propre définition de lui-même. Donc, ce n’est pas aux autres de juger et de décider comment les humains doivent vivre, il faut regarder sa propre personne avant de juger.
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L
Très bon commentaire, mais attention aux fautes de français...
S
Les assistés sociaux sont souvent la proie de remarque désobligeante venant de la part de d’autre citoyen. Ils sont souvent vus comme des gens avec peu de vouloir qui ne font pas beaucoup d’effort pour se sortir de cette situation mais, est-ce qu’ils méritent réellement cet acharnement ? Je crois que non, car selon Montaigne il faut être ouvert et tolérant face aux autres. Les personnes sur l’aides social ont besoin d’aide, ils n’ont peut-être pas eu les même chance et occasion que nous durant leur vie. Ils méritent autant que nous d’avoir une vie convenable alors, pourquoi pas leur donner une petite partie de notre paye pour leurs permettre de vivre normalement. En bref, nous ne devons pas mépriser les assistés sociaux parce que, il faut être tolérant et ouvert aux autres malgré leur défaut.
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J
Depuis l’invention de la monnaie en société, les plus pauvres ont toujours été jugés par ceux qui l'étaient moins. Ce mépris envers les plus pauvres constitue un sujet controversé, alors qu’il n’a pas lieu d’être. Ce jugement transféré en presque totalité aux assistés sociaux au Québec, amène à se demander si nous devrions les mépriser? Montaigne dans la liberté face à autrui, affirme que toute forme de mépris ou jugement d’autrui nous fait beaucoup plus de mal que de bien. Selon lui, vivre en fonction de ce que peuvent penser les autres et de l’approbation qu’on peut ou non en recevoir, atteint gravement notre liberté. Prouvant hors de tout doute, que peu importe la classe ou situation économique, personne ne devrait mépriser les assistés sociaux. Mépriser ne fait qu’atteindre notre liberté face à autrui et par conséquent, nui à notre constante recherche du bonheur. Concentrons-nous donc à notre propre jugement pour nous évaluer nous-mêmes. Par contre, Montaigne avoue que ce qui est considéré comme un vice, aujourd’hui, peut être évalué, demain, comme une conduite vertueuse.
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P
Plusieurs d’entre nous ont de grands préjugés envers les assistés sociaux. Effectivement, les surnommés B.S. sont souvent qualifiés de lâches, associés à un certain manque de civisme et même parfois à la drogue et à l’alcoolisme. On peut donc dire qu’ils sont victimes d’énormes préjugés qui s’avèrent généralement faux. Malheureusement, alors que beaucoup se réfèrent à ces dires, peu de gens pensent aux faits qu’une perte d’emploi, une simple malchance ou une impossibilité de travailler par cause d’invalidité peuvent mener à cette demande d’argent mensuelle. Avec un peu de recul, on peut comprendre qu’il s’agit de situations pouvant faire ravage chez certaines personnes mais qu’on ne peut à la fois pas contrôler. En effet, il s’agit souvent de personnes vulnérables qui vivent de grandes difficultés personnelles, que ce soit par rapport à une mauvaise santé mentale ou physique ou ben par rapport à une série événements peu opportuns, menant toutes à une instabilité financière et à un mode de vie plus difficile. Faut-il continuer de mépriser les assistés sociaux? Je ne crois pas. Nous, citoyens québécois, avons comme devoir de les aider à passer par-dessus ces difficultés dans l’espoir qu’un jour, ils réussiront à retrouver une situation économique mais aussi un mode de vie plus stables.
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L
Réflexion intéressante, mais sur quel penseur te bases-tu?
Y
Cette question est bien sur posée beaucoup plus fréquemment depuis que ces inégalités se sont faites plus présentes au sein de la société. Bien sûr, la réponse de chacun sera différente de l’autre car c’est une question d’opinion classique. Mais que penserait Montaigne de tout ça? S’il était encore de ce monde, il nous dirait probablement de nous mêler de nos onions! Mais dans notre société moderne, on est habitués à dire notre opinion haut et fort alors que ce n’était pas le cas à l’époque de Montaigne. En effet, un des enseignements de Montaigne portait sur la liberté face à l’autrui. Dans cet écrit, il est indiqué que se laisser juger par les autres constitut le pire de tous les abandons ce qui montre que les assistés sociaux devraient être les seuls à forger une opinion d’eux même. De plus la liberté de conscience, un autre écrit de Montaigne, indique de montrer de la tolérance envers les autres. Quoi demander de plus? Il est évident que Montaigne aurait ce genre de réflexion s’il était avec nous en ce moment. Au final, il ne faut pas oublier de se mêler de nos onions.
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M
Tout d’abord, il est évident que nous pensons que nous ne sommes aucunement responsables des inégalités sociales. Nous sommes persuadés que nous n’avons absolument rien à nous reprocher et que les assistés sociaux sont les seuls responsables de leur sort. S’ils vivent sous le seuil de la pauvreté et que leur existence n’est certainement pas toujours facile, c’est leur problème, pas le nôtre. Rousseau dit que l’homme naturel est libre et que c’est précisément cette caractéristique qui a permis à la société de le transformer, de le métamorphoser. Il affirme qu’il a changé pour le pire, qu’avec le temps, il s’est perverti. Ce sont ces changements qui ont apporté des vices comme l’amour-propre, la propriété et les lois qui privilégient de loin les riches. C’est de là que sont nées les inégalités sociales. Ce qu’on peut en conclure, selon Rousseau, c’est que la civilisation au grand complet est responsable des inégalités, donc responsables des pauvres gens qui ont besoin du soutien social. C’est un problème que nous avons créé en société alors il est pertinent et impératif d’y remédier collectivement. Il faut se sortir de l’amour-propre, cesser de seulement penser à soi-même, voir plus loin, penser aux autres et assumer ses actions. On doit revenir aux qualités naturelles de l’homme et tenter de fonder une volonté générale qui permettra une liberté et une égalité entre tous les humains Devrait-on mépriser les assistés sociaux? Non. Au contraire. C’est notre devoir de les aider et de les soutenir.
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H
Les généralisations et préjugés vis-à-vis les personnes supportés par les programmes gouvernementaux reposent sur quelques exemples qui éclipsent une population beaucoup plus grande, comme notre petite lune cachant parfois notre énorme soleil (un diamètre 400 fois plus gros). Ces quelques exemples qui démontrent clairement les raisons de ces préjugés ne doivent cependant pas causer une généralisation auprès des gens rationnels. Comme les islamophobes, les BS-ophobes ne tentent pas d’élargir leurs connaissances, au niveau informationnel et social, sur le sujet. Que ce soit par besoin ou par choix, les personnes assistés par la communauté vivent (je parle du mode de vie car, oui, il y’en a qui font des trucs illégaux) de façon légale, vivent de la façon dont ils leur convient, ou dont ils ont besoin, dans un système qui permet ce mode de vie.
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L
Sur quel penseur te bases-tu pour réfléchir à la question? Texte un peu court...
L
De toute évidence, cette tendance à mépriser les plus démunis dans la société québécoise ne devrait pas exister. Pourtant, ce comportement persiste depuis plusieurs décennies au Québec. Pourquoi agissons-nous ainsi? La première raison est sans aucun doute reliée à notre rapport à l’argent. Ça ne sert à rien de le dissimuler, les gens fortunés ont toujours et seront toujours considérés comme étant plus important dans la société. Ainsi, si nous sommes irrespectueux envers ceux réclamant l’assistance sociale, c’est avant tout en raison du culte du bien paraitre. Rousseau, un philosophe français, croit pertinemment que la société rend l’homme méchant et qu’elle crée des inégalités entre les hommes. Il affirme aussi que c’est l’amour-propre qui engendre les conflits en société. Donc, le culte du bien paraitre qui est omniprésent dans notre population est la cause du mépris ressenti par rapport aux démunis. À mon avis, cette pratique est totalement absurde, je crois que la population devrait accepter l’aide que le gouvernement offre aux personnes en difficultés. Toutefois, pour que cette situation arrive, il faudrait s’occuper moins de soi-même et plus de son prochain.
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L
Oui, intéressant, mais il ne faut pas oublier que les gens ont l'impression que ces personnes profitent du système. Est-ce vraiment le cas?
L
Il est bien important de respecter les assistés sociaux. Pour débattre du sujet, je vais utiliser l’opinion de Montaigne. Pour celui-ci, nous nous devons de rechercher le bonheur et cela passe par la vraie liberté face à autrui. Nous devons cesser d’essayer se conformer aux idéaux sociaux et de commencer à comprendre les réalités de ceux qui ne se conforme pas aux standards, tout comme les assistés sociaux. Une partie de la pensée de Montaigne précise que l’on doit apprendre à penser par soi-même au lieu de se rabattre sur l’idée populaire, soit que les assistés sociaux sont tous des moins que rien. Il est vrai que certains usent du système, mais ce n’est clairement pas la majorité. Si nous nous attardions sur les cas de chacun, nous réaliserions immédiatement que ces gens en ont besoin pour multiples raisons : la maladie, l’incapacité à travailler… Il faut en effet s’ouvrir aux autres et apprendre à voir les choses de leur perspective au lieu de toujours regarder les choses au premier degré. Selon Montaigne, nous devons être tolérants face aux autres et aux différences qui nous entourent, puisque c’est l’un des chemins qui mène au bonheur.
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L
Bravo! Ton commentaire est fidèle à la pensée de Montaigne.
T
Nous ne devrions pas mépriser autant les personnes dans le besoin! Dans ce court extrait, je parlerai pour Montaigne. Il faudrait arrêter de toujours juger les autres à cause d’une pensée commune qui se réfère à la société en générale, mais plutôt se remettre en question sur nous et ne pas laisser nos opinions différentes enfermées, car elles ont autant de valeur. C’est comme si on mettrait notre confiance, toute la population dans un même jugement sans même savoir pourquoi. Nous sommes des êtres changeants, peut-être aujourd’hui j’ai de l’argent, mais demain je peux ne plus en avoir. Du jour au lendemain, je me retrouverais dans la catégorie des gens méprisés quand hier je les méprisais. Qui dit que rabaisser ceux qui en ont réellement besoin en pensant qu’ils sont tous des profiteurs est bien et est la bonne manière de penser? Personne ne nous empêche de critiquer, mais tous devrions savoir que nos propos sont imparfait et que personne ne détient la vérité. Alors au lieu de stéréotyper les assistés nous devrions essayer de donner forme à notre propre vie, car elle est peut-être pour certains plus méprisable que celle des gens qui ont recourt à un aide financière.
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L
Commentaire intéressant! C'est tout à fait dans l'esprit de Montaigne, mais il aurait été pertinent de mettre en évidence certaines notions de Montaigne.
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