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Chouette philosophie!

La chouette de Minerve (déesse romaine de la sagesse et de la science) symbolise la philosophie. Ce n’est qu’à la tombée de la nuit que la mythique bestiole prend son envol. Avec ses grands yeux allumés, elle nous incite à croire que la nuit est davantage propice à la réflexion et nous permet même de voir plus loin. Pour s’en convaincre, il faut savoir que la portée de l’œil durant le jour est d’à peine quelques kilomètres, alors que pendant la nuit nous percevons des étoiles et des galaxies situées à des millions d’années-lumière… Cher visiteur, ce blog se présente donc comme une chouette invitation à tenter de voir plus loin, plus clair et plus en profondeur. Bonne réflexion !

Claude Robinson, un exemple de courage et de détermination...

Publié le 24 Janvier 2013 par La chouette

Claude Robinson, un exemple de courage et de détermination...

Après 17 ans de lutte contre Cinar, une compagnie sans scrupule qui lui a volé son oeuvre «Robinson Sucroë», Claude Robinson se présentera devant la Cour suprême le 13 février. Espérons que justice sera rendue dans cette affaire sordide... Un peu de dignité messieurs les juges...

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R
La saga judiciaire Weinberg-Charest est un exemple parfait de l'abus de pouvoir que peuvent se permettre les riches, et ce, impunément. La justice serait-elle de connivence? On assiste vraiment à une défense-baîllon. Ça devrait être aussi condamnable qu'une poursuite-baîllon. On multiplie les recours et les changements de stratégie de défense afin de ruiner le lésé. Il y a là mauvaise foi et abus évidents des services juridiques. Il faudra une compensation à hauteur de l'écoeurantite aiguë transmise à Claude Robinson par les tricheurs de Cinar. Quel homme courageux et de principe, ce Robinson! J'aimerais avoir sa combativité.
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R
La satisfaction par des petits plaisirs personnels, donc. Je saisis mieux ce que tu voulais dire, Louis, et je suis bien d'accord. Un peu d'élévation ne fait pas de mal, n'est-ce pas! Mais il reste que certaines élévations peuvent anéantir une vie. Tout dépend de notre tolérance à l'adversité et à l'indigence inhérente à ce type de lutte pour la justice à tout prix. Mais peu importe les raisons qui ont motivé le combat de Robinson, il reste qu'il mérite toute notre admiration.
L
Je veux parler du corps et des plaisirs associés à ses processus physico-chimiques. Chez l'humain, le corps est un point de départ, et non pas une finalité. Ce n'est pas très inspirant que de se dorloter l'individualité. Les gens ont besoin de s'associer à des projets signifiants et stimulants qui mettent à profit la plus grande part de leur potentiel. Se battre pour un peu plus de justice, pour la paix dans le monde ou encore pour l'émancipation des femmes, des pauvres et des peuples, c'est la voie difficile et souvent emmerdante qui libère de soi-même...
R
Une réponse de philosophe, mais une réponse que j'apprécie. Louis, dans quel sens précis emploies-tu le mot physiologie?
L
Tout dépend de la conception de la vie de chacun. Qu'est-ce que ruiner sa vie? Certaines personnes élèvent l'idéal de justice au-dessus d'eux-mêmes. J'y vois une foi analogue à une croyance religieuse. Il y a des fous de Dieu comme il y a des fous de la liberté ou de la justice... Cyrano de Bergerac, à la fin lorsqu'il se bat contre la mort avec son épée, commet cette tirade extraordinaire: «c'est bien plus beau quand c'est inutile»... Personnellement, je ne vois guère de beauté à se situer uniquement au stade physiologique. Chez l'humain, la conscience aspire à la spiritualité. Nous sommes tous appelés, mais seul un petit nombre s'y rend parce que c'est le chemin le plus difficile. Nous savons tous intimement que c'est là le chemin... Comme le disait un philosophe québécois, Martin Blais: «l'humain est une bête à idéal comme d'autres sont à poils ou à cornes»... À mon sens, il y a encore plus de folie pour l'humain qui se limite à la simple physiologie. Bref, j'admire Claude Robinson pour sa détermination. Je ne connais pas ses motifs, et j'ose espérer que ce n'est pas une question de vengeance, mais plutôt qu'il se bat pour l'idéal de justice. Je ne sais pas ce que j'aurais fait à sa place... Je me rends compte qu'il y a bien des injustices qu'on laisse passer sans s'impliquer. Souvent le sentiment de fierté personnelle ratatine lorsqu'on rencontre des géants...<br /> Votre commentaire a été publié.
R
Dis-moi, Louis, aurais-tu été capable de faire le choix qu'a fait Robinson? C'est-à-dire ruiner ta vie et te ruiner tout court pour une question de justice et de principe? Moi, je sais trop bien ce que j'aurais choisi et je n'en suis pas particulièrement fier. Je me serais choisi, simplement.
L
Trop c'est trop! Ça prendrait une sorte d'ombudsman, une sorte de super juge protecteur des citoyens moins fortunés afin de minimiser les abus que permet le système de justice actuel. Il faudrait que quelqu'un puisse examiner la cause dans son ensemble et ait le pouvoir de mettre son pied à terre lorsqu'il y a évidence de mauvaise foi. On s'entend que c'est inacceptable pour ne pas dire insupportable qu'un citoyen ordinaire doivent se battre pendant 17 ans contre des malotrus qui lui ont volé son oeuvre. Merde! La notion de bon sens est-elle désuète en ce 21 ième siècle?
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