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Chouette philosophie!

La chouette de Minerve (déesse romaine de la sagesse et de la science) symbolise la philosophie. Ce n’est qu’à la tombée de la nuit que la mythique bestiole prend son envol. Avec ses grands yeux allumés, elle nous incite à croire que la nuit est davantage propice à la réflexion et nous permet même de voir plus loin. Pour s’en convaincre, il faut savoir que la portée de l’œil durant le jour est d’à peine quelques kilomètres, alors que pendant la nuit nous percevons des étoiles et des galaxies situées à des millions d’années-lumière… Cher visiteur, ce blog se présente donc comme une chouette invitation à tenter de voir plus loin, plus clair et plus en profondeur. Bonne réflexion !

Comment vaut le travail d'une mère au foyer?

Publié le 6 Février 2013 par La chouette

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A
Suite à la lecture du texte, je suis d’accord que les femmes mériteraient un salaire suite au travail qu’elles effectuent. Si Karl Marx était parmi nous aujourd’hui, il serait probablement de même avis que moi. Ce philosophe mettait en avantage l’égalité salariale des travailleurs. En effet, le travail que celles-ci accomplissent est tout autant important que certains autres travails. Il est vrai que les femmes ne méritent pas les mêmes salaires que ceux ayant étudié plusieurs années. Par contre, certains métiers nécessitent moins d’études ou peu de temps de formation. C’est pour cette raison qu’il serait possible de mettre un salaire équivalent. Il ne faut tout de même pas oublier que ce qu’elles font est tout autant exigeant. De plus, plusieurs femmes ont un enfant qui arrive à un moment peu désiré, il est donc nécessaire pour celles-ci d’abandonner des projets de carrières afin de s’occuper des enfants. En résumé, il faudrait prendre plus en considération le travail que les femmes réalisent sans trop exagérer.
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R
Un article qui fait sourire. Va pour un salaire octroyé à la femme au foyer. Bien d'accord! Mais... La décision de faire un enfant est la plupart du temps une décision principalement teintée d'égoïsme. Enfanter, c'est souvent pour se prolonger dans son semblable ou pour se conformer à la norme ou par pur hasard. Rarement pense-t-on à ce que notre précieuse progéniture pourrait apporter à la société. Voilà donc pour la motivation de base : un projet personnel avant tout. Ce qui ne signifie pas que l'apport à la société est nul, loin de là. Une bonne éducation commande un minimum de présence et d'attention des parents. Ce minimum est d'ailleurs très élevé, comme le précise l'article en question. Nul doute qu'un parent à qui on donne le moyen de bien développer son enfant rendra un grand service à la société s'il passe plus de temps auprès de celui-ci et le développe au maximum. À mon avis, ça vaut donc un salaire pour service rendu à la société. Mais il ne faut pas oublier que c'est un projet personnel et que les heures passées auprès de son enfant, pour exténuantes qu'elles sont, restent généralement satisfaisantes pour le parent. Cette partie personnelle n'a pas à être rémunérée. C'est pourquoi l'énumération des nombreuses aptitudes que doit déployer un parent dans l'éducation de son enfant me fait sourire. Au travail, est-ce qu'un patron comptabilise toutes les aptitudes ou expertises acquises de l'employé pour évaluer son salaire? Non. On rémunère seulement ce qu'il rapporte en production à l'entreprise, peu importe toutes les spécialités dont il se sert pour produire. Pareil pour le salaire de la femme qui reste au foyer pour élever son enfant. C'est un plus pour la société et ça mérite une reconnaissance de l'État. Quel salaire donner? Aucune idée précise. Personnellement, je pencherais pour 15000$ par année. Pas un ridicule 152000$, en tout cas.
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L
Un revenu de citoyenneté permettrait à la personne qui s'est occupée des enfants à la maison de faire une transition pour un retour possible au travail après leur départ...
R
Bien sûr, il faut que les femmes puissent avoir le libre choix de rester à la maison pour élever leurs enfants ou d'aller travailler à l'extérieur. Mais une fois que les enfants commencent l'école, je ne vois plus aucune raison pour qu'une femme reste à la maison. Travailler aide toujours à se réaliser. Ça donne une satisfaction personnelle qui ne se remplace pas, je crois. Et surtout, ça ne rend pas dépendant de qui que ce soit.
L
Personnellement, je ne vois pas pourquoi la rectrice de l'Université McGill mériterait un salaire de $600 000 par année... Que fait-elle de si exceptionnel? À mon avis, les bons soins d'une mère dévouée valent très certainement cette somme, et plus encore peut-être... Par contre, il faut reconnaître que la société serait rapidement en faillite technique si nous devions aller dans cette direction. Force nous est de constater qu'on ne peut pas tout monnayer. Le travail inestimable d'une mère fait partie du domaine de la qualité. On ne peut pas quantifier cette présence rassurante, cet amour inconditionnel. Par contre, cela ne veut pas dire qu'on ne doive encourager la vocation de mère au foyer... Le supposé «progrès» de la société exige que les deux parents se retrouvent sur le marché du travail afin de pouvoir joindre les deux bouts. Les femmes ne peuvent plus vraiment choisir entre une carrière professionnelle ou le travail familial. On laisse le soin aux garderies d'élever les enfants. C'est un non sens... Il faut redonner le choix aux femmes, et aux hommes, s'ils le désirent, de pouvoir rester à la maison. Pourquoi pas quelque chose comme un revenu de citoyenneté? Nous perdons beaucoup en ne pensant qu'à l'efficacité. J'aime à croire que l'économie sera un jour au service du mieux être des gens et non l'inverse...
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