Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
Chouette philosophie!

La chouette de Minerve (déesse romaine de la sagesse et de la science) symbolise la philosophie. Ce n’est qu’à la tombée de la nuit que la mythique bestiole prend son envol. Avec ses grands yeux allumés, elle nous incite à croire que la nuit est davantage propice à la réflexion et nous permet même de voir plus loin. Pour s’en convaincre, il faut savoir que la portée de l’œil durant le jour est d’à peine quelques kilomètres, alors que pendant la nuit nous percevons des étoiles et des galaxies situées à des millions d’années-lumière… Cher visiteur, ce blog se présente donc comme une chouette invitation à tenter de voir plus loin, plus clair et plus en profondeur. Bonne réflexion !

Quelle est la recette pour tuer une culture?

Publié le 14 Novembre 2012 par La chouette

Quelle est la recette pour tuer une culture?

Ce texte percutant de l'écrivain anglais R.J. Ellory nous fait prendre conscience que nos sociétés s'y prennent exactement comme il le faut pour tuer une culture basée sur l'alphabétisation. Le résultat: «Les Romains l'ont déjà fait, vous savez ? Ils avaient réussi à rabaisser la société au point où le sexe et la violence étaient devenus les piliers du " divertissement " de cette culture.»

Publicité
Publicité
Commenter cet article
J
Cela est impardonnable de la part de cette nouvelle politique à Aubagne ! les enfants on besoin de découvrir et d'aimer la lecture. Comment veut ont après que cette nouvelle ouverture sur le savoir leur soit facile à comprendre et aimer. Je suis très peiné de voir que ce soit la nouvelle jeunesse qui paie.
Répondre
R
Comment commenter cet article sans être redondant? Il serait peut-être bon de relever le fait qu'on y parle de lecture en général. On n'a pas besoin de lire à tout prix le dernier prix Goncourt ou le dernier essai sur le lépisme argenté pour apprendre et se cultiver. Toute lecture rapporte. Par exemple, lire un mauvais livre nous fait apprécier les meilleurs. Lire des livres scientifiques, des livres philosophiques, des essais ou des romans, tous ces genres apportent leur lot de connaissances. La compréhension d'un texte ou d'une argumentation, c'est aussi la connaissance. Bref, un article bien ficelé qui fait la preuve de par la négative. Pas de meilleur moyen de tuer la culture qu'en réduisant l'accès aux livres.
Répondre
L
Pour revenir à la question du début à savoir quelle est la meilleure façon de tuer la culture, je pense bien que c'est en cessant de faire des enfants... Par contre, il est clair qu'il faille prendre soin de ne pas surpeupler la planète... Pour le reste, je suis bien d'accord que tous les moyens de sortir du Canada sont bienvenus...
R
Louis, n'as-tu pas honte de faire partie d'un pays dirigé par un arriéré, par un étroit d'esprit aux allures de dictateur qui nous ramène à la noirceur avec ses lois rétrogrades? Moi, énormément. En voyage, je me présente comme un Québécois. Quand on me dit que je suis Canadien, je réponds que j'ai été pris en otage et qu'on m'a spolié de ma souveraine québécitude lorsque le Canada a triché au référendum de 1995. Quand on a honte du pays duquel on est prisonnier, il n'y aucune séquelle psychologique à sortir de ce pays à coups de pied au cul ou de son plein gré. Remarque que même les coups de pied, je les accepterais de plein gré si c'était pour sortir du Kanada. Quant aux fédéralistes qui pourraient éprouver des problèmes psychologiques, eh bien ils feront comme moi depuis des années, ils soigneront leur déconvenue. C'est frustrant mais on n'en meurt pas. Louis, ne pas vouloir d'enfant c'est surtout un choix et non pas baisser les bras. Si les inconscients arrêtaient d'en faire, qui te dit que je ne pourrais pas souffrir d'inconscience à mon tour... Mais là, je te fais marcher pas mal, n'est-ce pas. Tu sais fort bien que j'aurais bien aimé avoir un ou deux petits monstres mais que la nature en a décidé autrement. Je défends simplement le droit de décider par moi-même sans qu'on m'appose l'étiquette du lâcheur.
L
Je suis d'accord avec toi que peu importe la façon, on doit sortir de ce pays. Cependant il ne faut pas minimiser l'impact psychologique. Se faire signifier la sortie, c'est dur à prendre pour l'amour-propre. Les souverainistes convaincus seraient fous de joie, mais la moitié de la population fédéraliste vivrait un réel désarroi. Idéalement, il faut que ce soit la décision des Québécois. C'est toute la différence entre démissionner ou se faire foutre à la porte d'un emploi. Certaines personnes ne s'en remettent jamais d'avoir été congédiée... En ce qui a trait aux enfants, c'est ma thèse personnelle, on devient de plus en plus individualistes au Québec parce qu'on a perdu le sens de la famille. Les enfants nous incitent aussi à penser au futur, donc à l'environnement, et à vivre pour autre chose que d'accumuler des fortunes... Ne pas vouloir d'enfant, c'est comme baisser les bras et supposer que plus rien n'est possible... Pour enthousiasmer les Québécois, il faudrait trouver un moyen pour que les citoyens comprennent que c'est l'implication de chacun qui fera la richesse de ce pays du Québec en devenir. Pour le moment, je ne vois que l'éducation. Qu'est-ce qu'on attend pour entrer la philosophie au primaire bordel! Cette discipline qui ouvre toutes les questions possibles pourrait nous sortir de la bêtise collective, de l'endoctrinement. Il faut montrer aux nouvelles générations que la culture c'est emballant! La vie, le travail, l'économie; ces questions ne doivent pas être abordées sous l'angle de la morosité. Quand je pense à un petit peuple d'à peine un million d'habitants, la Grèce antique, qui a changé le monde en inventant la démocratie et bien d'autres choses, je me dis qu'on peut faire des étincelles ici au Québec si on s'y prend bien. Soyons visionnaires, pensons à moyen terme à entrer dans le XXI siècle en proposant une économie basée sur l'hydrogène par exemple. Il faut convaincre les gens qu'on peut faire les choses autrement ici, et qu'on n'a pas à être à la remorque des États-unis... Peut-être le Québec peut-il devenir une sorte d'utopie comme dans le livre «Écotopie». Nous avons le potentiel de devenir un phare. Il faut simplement se mettre en route et refuser de se comporter en larbins...
R
Louis, ce que tu proposes est emballant mais je me déballe bien vite quand je vois à quel point des années de rėgne libéral et conservateur ont pu miner tout espoir. Les dés sont pipés irrémédiablement. Tous les pions de la droite contrôlent tout : l'économie, la justice, les droits, le gouvernement au complet, etc. Premièrement, je ne suis pas d'accord que ce serait déshonorant de se faire foutre dehors du Kanada russophile. Ce qui me semble honteux, c'est de faire partie d'une confédération qui ne nous ressemble en rien, qui ne représente pas les valeurs d'égalité, de liberté, de respectabilité et de moralité propres aux Québécois. Deuxièmement, pas trop d'accord non plus pour faire des enfants à la tonne pour leur donner à voir un monde belliqueux comme celui dans lequel on vit. Je sais qu'on ne s'entendra jamais sur ce dernier point. Pour un projet enthousiasmant, alors là, oui. Mais lequel? On est seulement 40% à désirer un pays qui nous ressemble, les autres restant emmurés dans la peur propagée par les fédéralistes et les drettistes. Quelle porte de sortie nous reste-t-il sinon obliger les neuf autres provinces à nous libérer du joug fédéral?
L
Oui chiâlons en choeur comme tu le dis, Roger, car les valeurs du Canada de Harper ressemblent de moins en moins à celles du Québec. Par contre, ce serait fort déshonorant de se faire foutre à la porte de ce Canada. Ce qu'il faut, c'est de l'énergie, du dynamisme, un désir de vivre une véritable aventure. Pour ce faire, il ne faut pas que du blabla, il faut aussi créer de la richesse. Là-dessus les économistes nous disent qu'il y a trois grandes façons de créer de la richesse. Il y a l'augmentation de la population, les ressources naturelles et l'innovation. Sachant cela, il faudrait s'organiser pour que ça redevienne un projet signifiant que de vouloir élever des enfants. Quand on ne pense qu'à faire du profit, je ne vois pas pourquoi on s'embarrasserait d'une trâlée d'enfants... Il faut donc revenir à la famille. Nous savons tous à quel point le «babyboom» a stimulé l'économie. En ce qui a trait aux ressources naturelles, le Québec en a à profusion. Il faut simplement faire des choix judicieux et s'assurer que les citoyens puissent profiter des redevances équitables. Et le point le plus important à mon avis, c'est l'innovation. Nous devons investir massivement en éducation et principalement sur la formation générale afin de former un citoyen avec une tête bien faite qui pourra s'adapter aux changements de plus en plus rapides. Il faut donner aux Québécois le goût de la culture. Pour reprendre une phrase de Marie-France Bazzo dans son livre collectif (De quoi le Québec a-t-il besoin en éducation?), «nous sommes condamnés à l'excellence»... Il est temps que le Québec se remette en marche, sous peine de disparaître. Notre dynamisme a été étranglé par une décennie de dirigeants rétrogrades, il faut maintenant miser sur la culture, l'éducation, la recherche, la créativité, bref l'innovation. Si on s'y prend bien, l'effervescence du printemps érable pourrait nous mener loin. En plus d'apporter une économie plus créative, nous serions à même de mieux saisir le véritable potentiel du peuple. Pourquoi ne pas célébrer la vie par un projet enthousiasmant au Québec!
R
Comme nos CONcitoyens sont trop peureux pour se donner un pays, faisons en sorte que le gros Canada nous foute dehors. Chiâlons en choeur, mes frères!
L
Il faut profiter de toutes les tribunes possibles pour mettre en valeur l'idéal humaniste, Roger. Je sais que tu n'es pas le genre à baisser les bras. Tu en conviendras avec moi, lutter donne du sens... Comme l'alpiniste qui gravit la montagne parce qu'elle est là, il faut affronter l'extrême droite bébête parce qu'elle existe. Et en même temps, tant qu'à y être, pourquoi ne pas faire la souveraineté du Québec! Après, ce sera le monde qu'il faudra changer! Oups! J'ai dû prendre un peu trop de café!!!
R
Pas question de baisser les bras, Louis. Seulement faire état que la lutte contre l'apathie ambiante sera ardue.
L
Aucune société ne se crée sans courage, Roger. Et il en faut probablement autant sinon plus pour la faire avancer. Je salue le courage de Gabriel Nadeau-Dubois. J'encourage toute personne avec un peu d'idéal à se lancer dans la mêlée. La vie sans combat est totalement absurde. Trop souvent on combat ce sentiment d'absurdité en se laissant bercer par les promesses des diverses religions. Il ne faut pas perdre de vue que la vie n'est autre chose qu'une lutte constante pour se conserver et persister dans l'être. C'est ça la «game». Sans m'en rendre compte, je combats probablement un virus et des bactéries. J'avais les oreilles bouchées hier et des étourdissements. Ce matin ça va. Je suis probablement sur le point de remporter le combat contre une grippe potentielle. La lutte pour la survie est bien réelle... En plus de lutter dans notre corps, nous luttons aussi contre des adversaires à visages humains (parfois inhumains) et surtout pour la survivance de certaines idées et valeurs que nous affectionnons. Donc, ne pas vouloir lutter, c'est vivre une sorte d'idéal déconnecté du réel. Survivre, c'est être en situation de faire face à des combats qui nous sont imposés. Vivre c'est choisir ses combats...
R
La révolution tranquille inachevée? Le jeune Nadeau-Dubois a pris la relève mais regarde comment on le traite. Rien pour inciter à se lever. Il nous faudra être bien courageux pour affronter l'establishment libéral qui, comme le perce-oreille, est maintenant partout. Considérant l'essaimage libéral en cours depuis neuf ans, on comprend mieux pourquoi le nouveau gouvernement péquiste multiplie les nominations partisanes. Moi qui ai toujours été contre, je suis maintenant pour. Pas question d'accepter une justice arrangée par des magouilleurs.
L
Je ne sais pas si nous lisons plus qu'avant ou moins, mais une chose est certaine c'est que notre société encourage les deux options. Ceux et celles qui ne sont pas attirés par la lecture trouvent le moyen de ne pas lire en regardant la télé, des vidéos, ou en écoutant la radio, ou des MP3 etc.. En d'autres mots, les gens qui désirent s'asseoir, se laisser bercer par les nouveaux gadgets technologiques, les modes diverses et le prêt-à-penser, sont très bien servis. À l'opposé, il y a les dévoreurs de livres insatiables qui sont extrêmement choyés par l'abondance des nouveautés et de tout ce qui dort dans les bibliothèques du monde; sans parler d'internet qui propose quantité de livres numériques, de blogues, et j'en passe. Pour se résumer, nous vivons à une époque où les plus nuls en lecture ont tout ce qu'il faut pour devenir encore plus nuls, tandis que les meilleurs ont des possibilités quasi illimitées de devenir encore meilleurs. Il n'y a donc pas que l'écart entre les salaires qui se creuse... Dans le livre «De quoi le Québec a besoin?», Marie-France Bazzo fait le constat qu'on se fout franchement de l'éducation ici. Je peux bien croire qu'il y a des pesenteurs sociologiques qui nous tirent vers le bas, mais qu'attendons-nous pour reprendre le flambeau de la révolution tranquille inachevée?
Publicité